L'invasion Saïyenne

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Briefing


Freezer #69. La dernière acquisition de l’Empereur de l’univers, Maître Freezer. C’était une planète vraiment magnifique, bien qu’étrange. C’était une minuscule planète qui semblait bleue marine de l’espace. L’écosystème était extrêmement restreint, mais tout de même époustouflant. L’herbe était du bleu qui donnait à la planète sa couleur et avait une étrange texture granuleuse, poussant très près du sol. On aurait presque pu dire du sable. Même en se penchant, on aurait plutôt dit de la mousse ou du lichen.
 
Il y avait aussi quelques arbres isolés ici et là. Ils étaient tous très grands et noueux. Les branches étaient si rapprochées que les feuilles ne pouvaient s’y installer. Elles prenaient plutôt place tout en haut de l’arbre. Elle était très petites et rigides, recouvertes de minuscules écailles. On aurait dit que c’était l’herbe qui poussait à la cime des arbres de la même façon que sur le sol. En effet, les feuilles avaient aussi la même couleur que l’herbe qui poussait par terre. Toutes ces couleurs étranges et ces formes bizarres donnaient l’impression de rêver.
 
Il y avait beaucoup de montagnes aux alentours. Aucune végétation ne poussait sur ces monts pelés, pas même l’étrange mousse qu’on pouvait apercevoir à des kilomètres alentours. Ces massifs rocheux étaient très escarpés et même le meilleur des alpinistes ne pourrait grimper ces pics monstrueux. Ils semblaient avoir été taillés à la main tellement ils étaient abruptes et pointus. En fait, un vent extrêmement fort soufflait en permanence sur la planète et érodait la pierre. Cette pierre était pourtant immensément dure, bien plus que la pierre qu’on retrouve sur des planètes comme la Terre. Cela avait pris des milliers d’années aux tempêtes pour ainsi façonner ces chaines de montagnes qui de l’espace semblaient sillonner le globe tel les veines de la planète.
 
Sous la lumière des trois lunes qui trônaient majestueusement dans le ciel nocturne, ce paysage paraissait onirique et mythique, renforçant le sentiment d’être en plein rêve. Il planait sur cet endroit un calme et une paix indescriptible. On aurait dit que même les animaux n’osaient pas faire de bruit en cet endroit magique. Malheureusement, la planète n’était plus partout comme cela. Depuis que Freezer avait colonisé cette planète, de nombreux soldats tuaient les animaux pour le plaisir en patrouillant.
 
En effet, il ne devait pas y avoir boulot plus ennuyeux que de s’assurer de la sécurité d’un tel caillou pour des êtres sans romantisme ni passion comme les soldats de Freezer. Ils ne se gênaient pas pour faire un raffut d’enfer et troubler le calme de ce monde idyllique. Le calme revenait lorsqu’on approchait de la capitale, et seule ville, de la planète. Sous la supervision attentive du terrible Freezer, tout le monde se tenait tranquille et était discipliné. Sauf quelques réfractaires au caractère rebelle et fier qui étaient habituellement vite matés.
 
Le prince des Saïyens était l’un de ceux là. Il se tenait en ce moment dans la luxueuse chambre de son maître. Il avait l’air furieux, tout tendu, les poings et les dents serrés à l’extrême. Sa queue, qui entourait son bassin tel une ceinture, s’était hérissée de colère. Son visage était crispé et il tremblait en montrant les dents. Il semblait prêt à bondir comme un ressort. Le tyran Freezer était assis sur son trône doré paré de tentures rouge vin d’une douceur sans pareil. Il ne portait même pas attention au prince en colère qui lui faisait face. Ses deux domestiques allaient s’en occuper. Zabon et Doria.
 
Ils avaient le meilleur emploi de la galaxie ces deux là. Ils étaient aussi respecté que le Commando Ginyu, sinon plus. Après tout, en plus d’être les serviteurs et conseillers personnels de la personne la plus influente de toutes, ils faisaient tous deux parties du top 15 des plus grandes puissances de l’univers connu. C’était les deux seuls personnes qui avaient le droit, et le devoir, de côtoyer en tout temps l’Empereur. Ils vivaient dans les plus beaux quartiers et appartements jamais conçus, des endroits que la plupart des serviteurs de Freezer ne voyaient qu’avant de se faire transpercer le crane d’un mince rayon de ki de l’Empereur, et avaient encore plus de pouvoir que leur incroyable puissance ne leur en apportait déjà. Le petit prince furibond qui se tenait devant eux ne leur faisait pas peur ne serait-ce qu’un instant.
 
-‘’C’est quoi ces conneries ? Pourquoi nous envoyer sur une planète où le plus puissant ne possède que 900 unités ?!’’ S’indignait le prince saïyen.
-‘’Parce que. Les autres équipes sont occupées ou ne sont pas assez fortes.’’ Répliqua Zabon.
-‘’Alors vous allez vous rendre là-bas et faire de cette planète Freezer #70 !’’
-‘’J’ai une puissance de plus de 16 000 ! Cette planète est indigne de ma puissance ! L’équipe de Nashi est bien assez puissante pour s’occuper de cette mission ! Ses hommes ont tous plus de 500 unités et Nashi lui-même est plus puissant que Radditz.’’ Continua de se défendre le soldat d’élite.
 
Au même instant, le dénommé Nashi entra dans la pièce. Il avait une silhouette humaine, mais sa mâchoire était étrange et allongée. Sa bouche était large et semblable à celle d’un poisson. Sa peau était aussi étrangement rosée. Lui et son équipe était l’une des nombreuses escouades  à patrouiller la planète et il venait faire son rapport. Comme tous les autres, il trouvait cette tâche d’un ennui mortel et bien inutile. Qui s’attaquerait à la planète où se trouve le terrible Empereur Freezer ? Il avait entendu la fin de la conversation.
-‘’ Je suis honoré que vous reconnaissiez ma force Maître Végéta. Je viens de…’’
-‘’ Le commandant Nashi et son équipe sont en ce moment assignés à la tâche vitale de patrouiller et sécuriser cette planète pour s’assurer que Maître Freezer soit en parfaite sécurité. Nous ne pouvons pas nous permettre de les envoyer en mission.’’ Coupa sèchement Zabon.
 
Nashi vit alors l’opportunité pour sortir de ce trou perdu et enfin avoir un peu d’action.
-‘’Mais justement…’’ Commença-t-il.
-‘’ Vous pouvez disposer commandant, vous avez fait du bon boulot. Sortez.’’ Ordonna le serviteur bleu. Le simple soldat serra les dents. Il aurait voulu cette mission, mais il ne pouvait rien dire.
-‘’Immédiatement !’’ Le guerrier sursauta et se dépêcha de filer.
 
Végéta n’allait pas perdre son temps sur cette planète. C’était apparent que ces idiots lui assignaient cette mission simplement pour le contrarier. En temps normal cela aurait été un combattant du niveau de Nashi qui aurait été envoyé là-bas, peu importe son assignement inutile à la protection de la planète. Freezer regardait ailleurs et ne semblait pas s’occuper de se qui se passait autour de lui. Cela fini de le fâcher.
-‘’Je n’irai pas sur cette foutu planète et mes hommes non plus !!’’ Hurla-t-il. L’Empereur lui jeta un regard rapide, mais retourna presque immédiatement à ses rêveries. Zabon s’en occuperait.
 
Justement, celui-ci s’approchait déjà du prince. Doria souriait d’un sourire débile en appréhendant l’humiliation de l’orgueilleux soldat. D’une main que le prince ne vit pas bouger, le serviteur à la longue natte verte le saisi par sa combinaison au niveau du cou, le soulevant de terre.
-‘’Tu vas faire ce qu’on va te dire et sans rouspéter, sinon tu peux être certain que ta race de bâtard va s’éteindre pour de bon. Je me demande bien d’ailleurs comment une race composée de trois singes abrutis a pu survivre aussi longtemps. ‘’ Doria gloussa. Végéta tenta de se dégager en bousculant le valet, mais celui-ci ne broncha même pas. Il laissa alors parler son arrogance.
-‘’Laisse donc ton maître adoré s’occuper de ces choses lui-même ! Hein Freezer ?!’’ Cria-t-il à l’intention du tyran. L’interpellé se retourna enfin vers lui et le fixa. Un frisson parcouru le corps entier du Saïyen.
 
C’était la première fois que le tyran le fixait ainsi. Il n’avait jamais vu un regard rempli d’autant de sentiments négatifs et pourtant, il connaissait. Une haine et un mépris sans nom émanait de ce regard rougeoyant, mais terriblement glacial. Il avait tué tellement de gens, mais son regard n’en montrait rien. Tous ceux qu’il avait tués n’étaient que des insectes à ses yeux. Le prince avait l’impression de n’être pas plus qu’un insecte lui aussi devant ce regard sinistre. Il s’empressa de regarder ailleurs, vers Zabon qui le tenait toujours.
 
-‘’Si je laissais Maître Freezer s’occuper des vauriens dans ton genre, Doria et moi serions pris pour faire tout le sale boulot, alors je préfère m’en occuper.’’ Zabon déposa ensuite Végéta par terre avant de lui décocher une bonne claque au visage qui le fit reculer.
-‘’Et n’appelle plus jamais Maître Freezer par son nom ainsi, prince.’’ Le dernier mot avait été dit avec un dédain et un mépris incroyable. Toujours assis sur son trône, l’Empereur affichait un sourire glacial. La scène l’avait amusé. Il interpella son bras-droit d’une voix métallique qui glaçait le sang. Il lui fit ensuite signe de laisser partir le Saïyen.
-‘’Pars maintenant. Si tu ne t’acquittes pas de ta tâche, ne prend pas la peine de revenir. Nous te tuerons.’’ Lâcha finalement le serviteur diabolique. Fulminant toujours, le prince sorti tout de même la tête basse sans un mot. Sa joue lui faisait toujours mal.







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