Zetsubô e no hankô!! Futari no ansatsusha

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Gokû


Le jeune homme aux cheveux peignés avec une raie au milieu et dont le noir lui tombait presque sur les épaules, ouvrit ses yeux perçants d'un bleu cristallin. Il entendit une voix âgée.
« - N°17, tu es réveillé ? »
 
Il posa un pied hors du caisson, puis un autre. Il observa les environs. N°18 n'avait pas encore été activée. Il regarda Gero qui n'avait pas changé. Des rides sillonnaient son visage. Ses cheveux gris décoiffés couraient de sa calvitie jusque plus bas que ses épaules et s'accordaient à la couleur de sa moustache. Un regard d'un orange cruel complétait son sourire sardonique. Il portait une blouse blanche sur un ensemble beige. Le cyborg riva ses yeux sur la main du vieillard. Il portait la télécommande de désactivation. Il dit obséquieusement :
« Bonjour, Dr. Gero.
- Hein... ? Tu me salues ? » fit le vieillard, légèrement surpris.
« Bien sûr, vous êtes mon créateur. »
Le "créateur" en question sembla soulagé. N°17 sourit intérieurement. Le savant appuya alors sur l'interrupteur du caisson de N°18.
« Et N°18... »
 
Le sarcophage s'ouvrit doucement, laissant apparaître, les yeux ouverts, la jeune femme blonde, une coiffure semblable et un regard identique à son frère. Elle sortit et observa son jumeau. Ils portaient encore tous les deux les mêmes tenues que lors de leur kidnapping. Le jeune homme était habillé d'un t-shirt noir d'où dépassaient les manches d'un pull blanc qu'il portait en dessous. Son jean déchiré, attaché avec une ceinture de cuir brun munie d'une boucle cuivre et sur lequel une ceinture d'arme avec colt et munitions tombait, recouvrait le bas de son t-shirt. Un foulard orange ornait son cou. Des chaussettes vertes recouvrant le bas de son pantalon, étaient enfilées sous ses baskets bleu clair montantes aux lacets et aux bouts blancs. Tandis que le gilet en jeans de la jeune femme était ouvert sur son pull noir et laissait apparaître ses manches bleu clair à fines rayures. Une mini-jupe assortie à la veste était tenue par une ceinture semblable à celle de son frère et recouvrait un pantalon noir qui lui moulait les jambes. Ses pieds étaient chaussés de bottes de cuir brun. Une sorte de noeud papillon rouge sur lequel était inscrit deux R en blanc, était imprimé sur le côté gauche du t-shirt du jeune homme. Le même signe était cousu en plus grand dans le dos du gilet de N°18. Il s'agissait du symbole de l'armée du Red Ribbon. N°17 fit un signe de la tête à sa jumelle. Elle regarda du coin des yeux la main de Gero et vit la télécommande.
 
« Bonjour, Dr. Gero. »
Encore une fois, le vieillard souffla.
« Je suis soulagé. Lorsque je vous ai conçus, je vous ai donné l'énergie infinie et une si grande puissance que vous êtes devenus indépendants, et avez refusé de m'obéir. »
Il croyait vraiment que c'était pour cette raison qu'ils se rebellaient ? Ils en grincèrent des dents.
« Finalement, cette opération aura été inutile. Mais comme on dit, deux précautions valent mieux qu'une. »
Les deux anciens délinquants furent interloqués par les propos de leur concepteur. Celui-ci remarquant leur air intrigué sourit narquoisement.
« J'ai injecté une nano-puce reliée à vos systèmes explosifs dans mon coeur. Si mon coeur cesse de battre plus de trente secondes, ils exploseront. Si je meurs, vous mourrez. »
Les deux cyborgs firent mine que cela leur était égal, mais ils bouillonnaient de rage intérieurement. Il les avait pris au piège. Ils ne pourraient plus se dépêtrer de son influence. N°17 tenta tout de même :
« C'était inutile. Vous nous avez bien réparés.
- J'ai préféré être prudent, vu votre réaction les deux dernières fois. »
 
Les deux jeunes ne répondirent rien. Leur colère et leur désespoir étaient à leur comble. Ils allaient devoir être indéfiniment les jouets de cette ordure, condamnés à mourir quand lui mourrait. Ils ne pouvaient que poursuivre leur comédie en espérant trouver un jour la faille. Le scientifique posa alors la télécommande.
« Bon ! Ceci ne m'est plus utile. Venons-en au fait avant qu'il ne soit trop tard. Gokû est en ce moment même en train de se battre contre un extraterrestre nommé Cold. Je ne connais pas encore les circonstances de ce combat ni d'où vient ce Cold, car je n'ai pas encore pu lire les données de mon robot-espion. Je n'ai pris connaissance de ce combat que par la télé. Il semblerait que ce combat dure depuis assez longtemps. Mais ce qui m'inquiète, c'est que cet extraterrestre donne énormément de difficultés à Gokû et il a déjà dévasté une grande partie de la planète. J'ai peur qu'il ne finisse par le tuer ! Et ça, il en est hors de question ! C'est à moi de l'éliminer ! J'ai mesuré leurs forces de combat et même si elles sont bien plus gigantesques que ce que j'avais calculé, vous n'aurez aucune difficulté à les vaincre. Je vous demande donc d'aller les tuer tous les deux, ainsi que les amis de Gokû qui sont aussi sur les lieux. Ils sont en ce moment au point 2'345 et 15'671. Exterminez-les tous !
- Oui. Entendu, » répondirent-ils faussement, toujours bouillonnant de rage.
 
Ils sortirent du laboratoire cavernicole et s'envolèrent. Gero les regarda partir. Il rentra dans son antre et frappa du poing contre un mur. Il se mit à réfléchir.
« Et merde ! Tout ce travail durant des années pour finalement devoir me précipiter à cause de ce maudit extraterrestre... Enfin... Cela aurait pu être pire... Gokû aurait pu être tué par Cold tout de suite... Mais il tient le coup, j'ai même eu le temps de faire cette opération... D'ailleurs, il m'a étonné... Qu'est-ce que c'est que cette nouvelle puissance !? Elle dépasse tout ce que j'avais calculé ! J'aurais dû continuer à regarder les données récoltées par mon robot-espion. Je pensais que cela ne me serait plus utile. Mais finalement, je n'ai pas fini d'apprendre sur Gokû et ses amis... Si je les avais suivis sur Namekk, je n'en serais peut-être pas là... ... Enfin... Tout sera bientôt fini. »
Il soupira et alla regarder l'écran retransmettant les données de son robot-espion. Il ne l'avait plus allumé depuis plus d'un an avant que les informations passant à la télévision ne l'y poussassent. Il fut surpris par ce qu'il vit.
 
Pendant ce temps, les jumeaux volaient à une vitesse fulgurante. Non pas parce qu'ils voulaient exécuter leur mission le plus vite possible, mais parce que c'était le seul moyen pour eux d'évacuer leur rage. Ils n'échangeaient pas un mot. Ils se demandaient si Gero avait dit vrai pour la nano-puce reliée à leur système explosif. Ils ne pouvaient pas en être sûrs, mais avec un homme comme lui, ils ne voulaient pas en prendre le risque. Ils le savaient suffisamment dérangé pour faire une telle chose. Ils se demandaient s'ils pourraient fuir plutôt que de suivre ses ordres. Mais ils ignoraient s'il n'avait pas encore un autre moyen de les maintenir sous sa coupe. Ils se sentaient pris au piège. Ils étaient devenus ses esclaves. Cela les remplit d'un désespoir et d'une rage qu'ils ne se connaissaient pas. Mais leur propriété de cyborgs faisaient qu'ils n'en laissaient rien paraître. Ils n'étaient plus humains, juste de vulgaires machines au service d'un psychopathe. Leurs pensées furent interrompues.
« La situation a changé. »
Ils stoppèrent net leur progression. Il leur avait donc aussi installé une puce de transmission. Heureusement qu'ils n'avaient pas parlé de leurs véritables sentiments envers lui...
« Que se passe-t-il ? » demanda N°18.
- Je ne sais pas très bien, mais la puissance de Cold s'est mise à baisser et Gokû a repris l'avantage, répondit le docteur. Allez tout de même sur place, juste au cas où. Mais n'intervenez pas. »
 
Les exécutants obtempérèrent, poursuivant leur vol. Ils arrivèrent bientôt sur les lieux. Il régnait une atmosphère d'apocalypse. Tout était ravagé sur des kilomètres et les bâtiments étaient tous écroulés. Les routes étaient crevassées et des carcasses de véhicules jonchaient le paysage. Ils se cachèrent derrière des immeubles en ruine pour assister au combat. Ils furent étonnés par l'apparence de Gokû. Il était recouvert de son propre sang. De ses vêtements en lambeaux, seuls subsistaient son pantalon troué de partout, dont la couleur était cachée par le sang qui le maculait, et ses bottes bleu marine. Mais ce qui attira leur attention étaient ses cheveux. D'ordinaire touffus, ébouriffés et d'un noir de jais, ils étaient cette fois-ci dressés sur sa tête et brillaient d'une couleur or. De plus, ses yeux habituellement ébènes et joviaux, lançaient à présent un regard perçant d'émeraude. Sans que les jumeaux n'aient à demander quoi que ce soit, Gero dit:
« Je ne sais pas pourquoi Gokû a cette apparence. Peut-être qu'en regardant les données, j'en apprendrai plus. »
 
Ils ne répondirent rien. Ils examinèrent son adversaire, Cold. Il ressemblait à une espèce de lézard à visage et corps humains, dont la queue aussi longue que lui-même fouettait l'air. Son corps totalement nu et sans le moindre poil n'avait cependant pas de sexe apparent. Sa peau blanche et semblable à du cuir était recouverte par des sortes de cuirasses bleu ciel sur le sommet du crâne, les épaules, le ventre, les avant-bras et les tibias. Des trous semblaient lui servir d'oreilles. Ses pieds étaient munis de trois longs doigts. Mais ce qui marqua le plus les observateurs furent ses yeux. Sans arcades sourcilières, perçants, d'un rouge sang intense, ils reflétaient une cruauté qui leur rappelait celui qu'ils savaient à présent se nommer Tambourine, l'assassin de leurs parents. Cold semblait essoufflé et ruisselait d'un sang bleu.
 
Les amis du protecteur de la Terre et le fils de celui-ci assistaient au combat de loin. Ils semblaient également blessés, mais moins gravement.
 
Les jumeaux virent encore les adversaires s'échanger quelques coups, Gokû ayant clairement l'avantage. Soudainement, l'extraterrestre propulsa violemment son adversaire avec de la télékinésie et s'éleva dans les airs, levant un doigt au ciel et hurlant :
« Ça suffit ! Je vais faire sauter cette putain de planète et toi avec, foutue vermine ! »
Un sourire enragé au visage, il forma une boule d'énergie rouge, au-dessus de son doigt. Son adversaire était encore à terre. Les cyborgs allaient intervenir avant que la Terre n'explose pour de bon. Mais un kikoha frappa Cold, le faisant lâcher son attaque qui fila dans les confins de l'espace. Les observateurs considérèrent l'homme aux cheveux noirs dressés sur la tête, le prince des Saiyans, Vegeta, qui venait de tirer. Ses vêtements étaient en lambeau et son corps blessé. Il ne lui restait plus que le haut de son pantalon en tissu brun et ses baskets. Le lézard humanoïde lui lança un regard furieux, mais se reconcentra sur son principal ennemi qui préparait une technique, le Kamehameha. L'extraterrestre allait recommencer son coup, mais l'attaque du mari de Chichi le toucha de plein fouet avant qu'il ne pût recharger son énergie. Une gigantesque déflagration eut lieu, qui balaya tout avant de filer au-delà du ciel. Quand la fumée se dissipa, les jumeaux purent voir Gokû souffler et Cold à terre, dans une véritable mare de sang bleu. Le vainqueur s'approcha et dit à son adversaire :
« Vous n'auriez pas dû venir... Je vous ai même donné une seconde chance...
- Pi... Pitié...
- Je ne commettrai pas une seconde fois la même erreur. »
Ce disant, il tendit son bras et un kikoha en sortit, désintégrant l'extraterrestre. Les cheveux et les yeux de Gokû redevinrent alors ce qu'ils avaient toujours été, noirs. Il s'effondra au sol.
 
Six personnes se précipitèrent vers lui, en volant. Les envoyés de Gero observèrent les six arrivants. Tous étaient blessés et avaient leurs vêtement en lambeaux. En premier lieu, un jeune garçon d'environ six ans, Gohan, le fils du vainqueur, qui ressemblait beaucoup à son père. Derrière ce garçon, un petit chauve sans nez arrivait. Six petits points étaient tatoués sur le front de Kulilin au-dessus de ses grands yeux charbon. Suivait le Namekk, comme en témoignait sa peau verte. Le crâne chauve de Piccolo était muni de deux antennes sur le front, sous lequel ses yeux affichaient leur regard nocturne perçant. Venait ensuite un humain avec deux vieilles cicatrices au visage. Les cheveux de jais de Yamcha étaient coiffés dans une coupe au bol. Derrière lui se trouvait encore un homme caractérisé par son crâne lisse et son troisième oeil au milieu du front, aussi noir et perçant que les deux autres. C'était Ten Shin Han. Enfin, son très petit ami, affichait son visage de poupée de porcelaine au teint blanc et aux joues rouges. Les grands yeux ébènes de Chaozu accentuaient son aspect de poupée chauve.
 
Lorsque Gohan et Kulilin relevèrent Gokû, tout le monde le félicita.
« Hé ! Hé ! Quand je l'ai vu se mettre à cent pour cent de sa force, j'ai vite compris qu'il avait le même défaut que son fils. Il perd rapidement son énergie une fois à fond. Même s'il était plus fort que moi, je n'avais plus qu'à tenir jusqu'à ce qu'il s'épuise. »
Il lança alors un sourire à Vegeta qui était resté en retrait.
« Merci, Vegeta ! »
Celui-ci prit une mine renfrognée et répondit.
« Peuh ! Ne te méprends pas ! »
Il partit alors précipitamment en volant. Arriva bientôt un petit avion jaune à l'étrange forme d'hélicoptère. En sortit, une femme à la coupe afro violette, dont le gilet bleu foncé s'accordait à son serre-tête et ses chaussettes. Un homme assez enveloppé, aux longs cheveux noirs et dont le kimono beige et le sabre lui donnait de faux airs de rônin, ainsi qu'un petit chat au pelage bleu et blanc volant et parlant descendirent après elle. C'était Bulma Brief, la fille du propriétaire de la fameuse Capsule Corp., accompagnée de Yajirobê et Pu-Ehr. L'homme sortit un petit sachet dont il prit un senzu, la graine panacée, qu'il donna à Gokû qui se rétablit aussitôt.
 
« C'est bon ! Vous pouvez rentrer, » dit Gero à travers la micro-puce.
« Vous ne voulez pas qu'on les tue ? » s'étonna le garçon.
« Non, ce n'est pas le moment. Rentrez tout de suite ! C'est un ordre ! »
Les jumeaux étaient interloqués. Pourquoi ne voulait-il pas qu'ils les tuent ? C'était pourtant ce qu'il désirait. Ils n'arrivaient pas à comprendre son attitude. N°17 et N°18 observèrent un instant ce petit monde se réjouir de leur victoire et planifier la recherche des dragonballs pour ressusciter toutes les victimes. Ils réalisèrent alors qu'ils avaient été sur le point de tuer, alors qu'ils se l'étaient interdit durant des années... Et un jour ou l'autre, ils allaient les tuer, s'ils restaient sous le joug de Gero. Non sans amertume, les cyborgs obéirent à l'ordre de leur concepteur et rentrèrent.







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