Cold Family's Chronicles - Tome II

Selection du chapitre:



Dernière tentative


Eremar était tombé à genoux devant le cadavre de son camarade, qui avait cessé de respirer à peine une seconde après l’attaque. La machine avait été méthodique et rapide, frappant une seule fois là où cela tuait.
-Je suis désolée, murmura Bra, qui avait retrouvé son apparence normale. J’aurais dû…
-Tais-toi, la somma brusquement Ades. Ce n’était pas à toi de voir ça venir.
Elle se retourna vers lui, surprise par son attitude. Le stratège avait les yeux baissés sur le métamol, la jeune fille n’arrivait pas à distinguer les émotions qui l’assaillaient mais il semblait troublé. Finalement, ce fut Eremar qui clôt le débat.
-Nous savions très bien dans quoi nous nous embarquions. Ne vous blâmez pas pour cela.
-Son corps sera ramené sur métamol, commença Ades. Je demanderais à ce qu’il soit traité en héros.
Le dernier métamol en vie baissa un peu plus la tête, sans répondre. Il n’avait plus la force de parler, préférant pleurer en silence son camarade disparu.
-Retournez au vaisseau, nous avons des caissons pour préserver son corps.
Lentement, Eremar se redressa, les bras ballants et la tête encore baissée, il semblait hésiter à avancer. Sur un signe de tête d’Ades, le cyborg de la troupe se baissa pour soulever avec une grande délicatesse le corps du métamol. Celui des deux qui était encore en vie tourna un regard brusquement très fatigué sur le général qui lui fit signe d’y aller.
-Nous devons encore nettoyer le vaisseau, dit-il en désignant la structure argenté que tout le monde avait fini par oublier. Ce ne sera pas long, attendez nous là-bas et reposez-vous.
Bra était presque étonné du ton compatissant et doux qu’était capable de prendre le Stygien. Malgré tout le respect qu’elle avait pour lui, elle l’avait toujours perçu comme quelqu’un d’extrêmement froid, croyant que c’était là une question de culture. Mais il présentait cette fois une face qu’elle n’avait quasiment jamais vue mais qui semblait commune à tous les gradés rebelles : la rage mêlée à la tristesse de perdre un soldat que, le plus souvent, on connaissait bien.
A vrai dire, elle-même avait encore beaucoup de mal à se rendre compte de la perte qu’ils venaient de subir. Elle s’en voulait à mort. De tous, elle était la plus puissante, elle aurait dû détruire le Guédester bien avant qu’il n’ait le temps de faire cela. Il aurait dû s’attaquer à elle, pas aux métamols.
Une voix dans son oreille, et celle de tout le monde, vint interrompre ses pensées.
-Je suis désolée.
-Bulma ? Reprit aussitôt Ades. Nous n’avons pas encore terminé, même si cette chose est détruite, son vaisseau fonctionne encore et on ne sait rien de ce qu’elle pouvait cacher. Je compte sur vous pour obtenir le maximum d’informations possibles à partir des données que l’on a récolté. Je suppose qu’on en obtiendra encore d’avantage une fois à l’intérieur.
A l’autre bout de la ligne, la mère de Bra prit le temps de déglutir, avant de répondre en tachant de rester professionnel.
-Oui. D’ailleurs, je vous confirme que la chose fonctionne encore, les capteurs de Persée reçoivent encore un certain nombre d’ondes que nous tâchons de décrypter. Vu leur nombre et si elles obéissent toutes à la même logique, on sera à même de comprendre ce que cela signifie dans quelques heures.
-Bien, on y va alors, restez en ligne, on pourrait avoir besoin de vous à l’intérieur.
Ades commença à s’élever dans les airs, rapidement suivit des autres. Ils s’approchèrent du vaisseau, qui semblait parfaitement fermé et étanche à présent, apparemment le propriétaire ne voulait pas les voir entrer.
-Bra, tu peux nous faire une entrée ?
-Fais attention chérie, il ne faudrait pas que tu détruises trop de choses à l’intérieur, cela pourrait nous être utile.
La jeune saiyenne s’attendait à avoir droit aux mêmes sourires amusés que d’habitude quand sa mère s’adressait à elle ainsi. Mais manifestement, l’heure n’était pas à la rigolade, alors elle tendit simplement la main, y concentrant une infime parcelle de son énergie.
-Oui, maman.
 
Il n’y avait plus âme qui vive sur l’écran qui diffusait les images du champ de bataille entre rebelles et Guédester, mais de toutes façons, plus personne ne s’intéressait à cela. Le centre de commandement était en ébullition depuis les annonces d’attaque ; on ignorait encore à quel point cela avait été violent mais il était clair que la machine avait cherché à frapper un grand coup et ce de la façon la plus rapide qui soit.
Brusquement, une nouvelle image apparut sur l’écran, clairement prise sur une autre planète. C’était un cliché fixe, présentant une silhouette s’avança au milieu d’explosion et d’une fumée extrêmement sombre. Néanmoins, pour ceux qui venaient de voir le Guédester affronter la saiyenne, la silhouette argentée était aisément reconnaissable. Il s’agissait d’une copie du cyborg terrien C-17, en parfait état. A des milliers d’années lumières de la planète où il s’était fait déchiqueté.
-Il a créé d’autres copies, prononça quelqu’un d’une voix éteinte.
Tout le monde avait bien pris conscience de la puissance que recelait ces guerriers argentés, s’il y en avait ne serait-ce qu’un par contingent du Guédester, ils seraient vite finis.
Un silence relatif s’installa dans la pièce, Cold lui-même semblant plonger en pleine réflexion, il ne s’attendait sans doute pas à ce que la créature revient avec autant de puissance. Palpi avisa également le prince qui semblait perdu dans ses pensées, finalement, il osa demander d’une voix faible.
-A quoi pensez-vous, mon Prince ?
Il n’obtint jamais de réponse.
 
Depuis plusieurs minutes déjà, ils parcouraient les couloirs monotone et quasiment vide du vaisseau. Ils n’avaient rencontrés que quelques soldats de base, ses grands robots à l’œil rouge unique qui pouvaient aisément être vaincus par chacun d’eux. Mais une sensation étrange avait fini par les saisir, comme une menace persistante et proche. Menace qui se concrétisa quand, guidés par Bulma, ils parvinrent à une énorme salle rempli de divers ordinateurs. Un robot se trouvait à quelques mètres d’eux, affalé contre un mur, éteint.
-On n’est jamais passé par ici, demanda Persée.
-Non.
-Alors il est mort tout seul ?
Ils se tournèrent tous vers la carcasse blanche, intrigués. La réponse à leur question muette arriva par la voix de la terrienne dans leurs oreilles.
-Je crois qu’il y a un problème. Je ne reçois plus qu’un seul type d’onde, on dirait un signal répété en boucle, ce n’est pas le vaisseau qui le projette, c’est autre chose qui le transmet au vaisseau.
Bra put presque percevoir le corps de Persée se tendre sous le coup de stress.
-Il faut qu’on se casse.
Avant même qu’ils ne comprennent de quoi parlait l’ex-chasseuse, celle-ci avait tendu la main vers le plafond et projeter un rayon d’énergie qui avait tracé un chemin parfait.
-Ce truc va s’autodétruire, cria soudainement l’armure.
Chacun se projeta vers le haut, mais ils furent brusquement interrompus.
-Attendez !
Encore une fois, la voix de Bulma leur expliqua.
-J’ai besoin de votre armure, Persée. Mettez votre casque en mode diffuseur et retirez-le.
-Pardon ?
-On ne sait pas de quel rayon sera l’explosion, faites-le ! Ordonna Ades d’un ton sec.
Sans même réfléchir plus avant, Persée s’exécuta d’un simple mouvement de pupille et retira son casque. Il ne se passait rien.
-On n’entend rien, maman.
-Je sais, ce sont des ondes. Du même modèle que celles du Guédester.
Soudainement, les diodes autour d’eux se mirent à s’allumer et s’éteindre de façon aléatoire, de même que des machines semblaient se mettre en marche puis s’arrêter sans aucune raison, et ce de façon frénétique. Même Ades ne pouvait nier le stress qui s’empara de lui, jusqu’à ce que tout s’éteigne brusquement.
-Que … vous avez fait quoi ? Finit par demander Sio.
-J’ai surchargé ses systèmes, expliqua Bulma, l’air infiniment soulagé. J’ai envoyé tout ce qu’on avait de façon désordonné, notre signal à nous était plus fort que celui qu’il recevait, mais j’ignore d’où provenait celui d’autodestruction.
 Persée poussa un grand soupir en enfilant doucement son casque.
-Vous êtes géniale.
-Je sais.
Bra se permit un petit sourire.
Un grésillement se fit entendre dans son dos, elle se retourna et donna un coup de pied dans le même mouvement. Son talon rencontra une main d’un blanc immaculé qui l’empêcha d’aller plus loin tandis qu’une voix glacée énonçait.
-Je ne suis pas venu pour te tuer, Saiyenne.







Commentaires:


Page :

Laissez un commentaire: