Versus

Selection du chapitre:



SANGOKU VS VEGETA


Des nuages de sable s'élevaient régulièrement, soulevés par un vent qui souffle constamment dans ce désert rocheux. Le plus petit des deux hommes, dans sa tenue de combat bleue, se tenait fléchi, essoufflé. Des éclairs crépitaient par instants autour de son corps, témoins de l'incroyable tension énergétique parcourant tout son être. En criant, il se redressa en une position plus stable et plus propice à un retour au combat, ses sourcils dorés par la transformation froncés, accompagnant son mouvement d'un geste brusque du bras droit qu'il jeta sur sa droite comme pour se montrer sa propre force. Il lançait un défi à son endurance en ignorant délibérément la fatigue. Ce combat, il le mènerait au bout, au bout de lui-même comme de son adversaire. L'adversaire en question, à vingt mètres, conservait une posture sophistiquée de combat, profitant du répit pour reprendre un souffle qui lui manquait cruellement, ses vêtements orange et bleu en lambeaux. Des éclairs parcourraient aussi son corps à l'aura dorée, bien plus rarement cependant que chez son adversaire.
-«Je ne m'arrêterai pas avant que tu ne tombes sur tes genoux et que tes cheveux ne prennent le noir de la défaite, dussé-je couvrir mes mains de ton sang!» hurla le premier avec une joie guerrière sans commune mesure.
-«Viens. C'est par la confrontation que tu t'approcheras de cet objectif. Mais je t'arrêterai bien avant son accomplissement.» répondit l'autre avec un sourire serein.
-«Tsuaaaah!!!»
Le guerrier au vêtement uniformément bleu fit rayonner son énergie dans le creux d'une main, y matérialisant un kikoha d'une densité extrême. Il se jeta sur son adversaire qui perdit aussitôt son sourire.
-«Pas bon, ça!» s'exclama le plus grand des deux combattants, le visage grave, plaquant une main sur l'autre en avant et produisant une sphère d'énergie presque aussi grosse que lui.
L'assaillant vint écraser de sa main son attaque dans celle plus vaste de son rival. Les deux kikohas, mêlés, se mirent à luire, mais le souffle d'énergie pulsatif se déployait sur le combattant en position défensive, l'avalant dans une douloureuse vague de lumière.
 
Il plissa les yeux devant l'intensité lumineuse et détourna les yeux du Soleil qui brillait comme jamais en ce début d'après-midi. C'était quelques heures seulement avant ces événements. Il poussa un petit soupir de satisfaction et replaça sa casquette sur sa tête. Les pics de ses cheveux ne pouvant contenir dedans, les deux plus hauts étaient écrasés vers le bas, se tassant contre ceux qui s'y déployait. Cette casquette orangée portait devant, en noir, les caractères japonais signifiant "petit" et en dessous le mot "monkey". Le détenteur de la casquette portait aussi une veste ouverte jaune, à manches mi-longues, avec des raies noires sur les côtés et contre les rebords de l'ouverture, une ouverture qui donnait sur un vêtement orange. Il portait également un pantalon ample blanc. Sangoku se réjouissait de cette journée qui s'offrait à lui. Il avançait le long d'un petit chemin de terre qui coupait en deux une forêt verdoyante baignée de Soleil, portant contre une épaule du matériel de pêche. Il n'était pas le seul à se réjouir. Avançant auprès de son mari dans une tenue une-pièce légère violette fendue sur le côté et portant une écharpe jaune, Chichi appréciait d'autant plus ces sorties en famille qu'elles étaient rares, Sangoku ayant une forte tendance à disparaître dès l'aube sans crier gare, revenant souvent des heures plus tard, un petit air de fatigue prouvant qu'il s'entraînait, mais aussi porteur de quelques prises, poissons, ours, loups, lapins, tigres et autres stégosaures. Au moins, la vente occasionnelle de dents, griffes, cornes, et écailles de dinosaures parmi les plus dangereux du monde à des collectionneurs aisés leur permettait des gains faciles, nécessaires depuis l'épuisement du trésor de Gyumao. Celui-ci marchait en avant du groupe, son corps immense projetant une ombre courtaude, le Soleil étant encore très haut. Son chapeau à cornes de bœuf luisait sous la lumière solaire, une salopette verte l'habillait par dessus une veste blanche. Il chantonnait un air joyeux, marchant tout en balançant son corps de droite et de gauche, son visage débonnaire contrastant avec son physique menaçant. Sangoten, portant ses vêtements classiques oranges sur une tenue bleue, en arrière du groupe, traînait des pieds, poussant de temps à autre des petits soupirs embêtés. Sangohan manquait à l'appel, ses études l'occupant des journées entières. Il avait promis de rejoindre plus tard la petite équipe pour cette virée pêche.
 
-«Allons, arrête de râler comme ça, Sangoten. Ce n'est pas tous les jours qu'on profite d'une journée en famille, tous ensemble.» lança Chichi en souriant.
-«Mais pourquoi il fallait que ça tombe le jour où Trunks reçoit sa nouvelle blaystation...?» gémit le garçon.
-«Je voulais la voir et y jouer...»
-«Ce garçon a toujours ce qu'il veut dans l'instant, il finira par devenir un voyou ou un parasite. Toi, tu deviendras un honnête homme parce que tu sauras que tout vient à point à qui sait attendre.» sermonna sa mère.
Sangoku cacha un sourire gêné, se demandant comment sa femme pouvait penser que la perspective de devenir un homme hautement moral pouvait remonter le moral d'un enfant privé d'une opportunité de jeu.
-«Puis d'abord, à la rivière, y a que des poissons pas drôle, tout gris, tout tristes. C'est tous les mêmes, qu'ils fassent quelques centimètres ou trois mètres...»
Sangoku se tourna vers son fils avec un grand sourire sur le visage.
-«Tu vas voir, Sangoten, je te promets qu'on trouvera un poisson comme tu n'en as jamais vu, plein de couleurs et tout bizarre!»
-«Arrête, papa! Je suis plus un bébé qui croit n'importe quoi...»
-«Puisque je te le dis!»
-«... Vrai de vrai?» finit par demander le garçon qui en fait n'attendait que d'être émerveillé.
Chichi soupira, se demandant comment son mari pouvait prendre le risque de décevoir son enfant et de manquer à sa parole en lui promettant l'improbable juste pour lui faire cesser un caprice. Sangoten était encore un peu hésitant malgré tout. Soudain, Gyumao se tourna à son tour.
-«Tu viens faire un tour sur les épaules de papy Gyumao?» lança-t-il joyeusement.
Sangoten se tassa sur place, rougissant un peu. Si Trunks le voyait faire ça, il lui dirait encore qu'il est un bébé. Voyant sa gêne, Gyumao se retourna en avant, reprenant la route mais avec une démarche beaucoup plus mécanique. Il dit alors en rendant sa grosse voix monotone et découpée:
-«Tant pis. La forteresse mobile du bœuf n'ayant pas de conducteur, elle s'en va à la casse. Adieu, jeune conducteur intrépide.»
Aussi sec, Sangoten s'envola et se posa sur les épaules de son grand-père.
-«Pas si vite, forteresse mobile du bœuf, nous devons d'abord conquérir le pays de la rivière!»
Le petit-fils et le grand-père reprirent la route en rigolant. Incontestablement, le plus doué avec les enfants parmi le groupe restait l'imposant Gyumao, autrefois démon redouté de la montagne de feu.
 
-«Ah! J'ai oublié les appâts!» fit Sangoku tandis que toute la famille installait le matériel de pêche sur les rives de la rivière.
-«Je vais les chercher, je suis de retour dans une dizaine de secondes.» rajouta-t-il sur un ton d'excuse.
Chichi fit glisser une main sur son épaule gauche.
-«Laisse-moi le faire. Aujourd'hui, c'est une journée de calme et de tranquillité où on se détend et où on fait les choses au rythme de la nature. Je ne veux voir personne en super-vitesse. Amusez-vous pendant que je vais les chercher, je serai de retour dans vingt minutes.» déclara Chichi avec un petit sourire chaleureux.
-«Bon... D'accord.» dit Sangoku, surprit.
Sa femme reprit la route vers leur maison. Le saïyen se tourna vers les affaires de pêche. A part les appâts, tout ce dont ils pouvaient avoir besoin pour pêcher était là. Alors d'où lui venait ce sentiment d'avoir encore oublié autre chose...?
-«Ah! Le casse-croute de seize heure... Je l'ai pas pris non plus...»
Partant d'un éclat de rire, Gyumao lui mit une grande claque dans le dos.
-«Chichi a raison, à force de tout faire plus vite que tu ne peux même le penser, tu en perds la tête. Bouge donc pas, je vais la rattraper et lui demander de prendre aussi le casse-croute.»
Alors qu'il partait à son tour, un petit bonhomme atterrit sur ses épaules.
-«Forteresse du bœuf, nous devons rattraper l'unité maman pour lui donner son nouvel ordre de mission. En route!»
Le duo partit en trottinant sous le regard perplexe de Sangoku.
-«Eh bien, me voilà seul...»
Il laissa échapper un petit sourire heureux en regardant dans la direction où les autres avaient disparu. Même s'il n'était pas très démonstratif, cette famille, sa famille, il l'aimait. Passer du temps avec eux était loin d'être une corvée pour lui. Il n'y pensait juste... pas souvent.
-«Bon, je vais en profiter pour finir de préparer le matériel pour tout le monde.»
 
Alors que Sangoku finissait de stabiliser le dernier des monticules de pierres servant à maintenir la canne à pêche en place pour quand on voulait se délasser les mains, il détourna soudain la tête en ressentant une force arriver extrêmement vite vers lui.
-«Vé...?!»
Il n'eut pas le temps de finir que Végéta, le prince des saïyens, dans sa fine tenue de combat bleue, s'était immobilisé en trombe près de son rival, soufflant l'herbe alentour.
-«Ca suffit, Carot, suis-moi. Nous allons nous battre.» dit-il durement.
-«Oui, oui, je te l'ai promis, mais laisse-moi un peu de temps, quand même.» tenta de calmer Sangoku, tout sourire, deux mains levées en signe d'apaisement.
-«Tu te fous de moi?! Ca fait un an que tu m'as fait cette promesse! Je ne te laisserai pas te défiler une fois de plus!»
-«Un an, déjà? Ce que le temps passe vite!»
-«Trêve de simagrées, on y va.»
-«Mais, c'est que, là, tu vois...» fit Sangoku en se triturant les mains et en montrant vaguement les cannes à pêche d'un doigt.
-«Ecoute, Carot, je maintiens encore un semblant de calme, là. Crois bien qu'après cette année à attendre, ma patience est très limitée.» fit le prince d'un ton menaçant.
-«Mais... Pourquoi aujourd'hui en particulier?»
-«Pourquoi un autre jour?» répliqua Végéta.
-«Ben, comme je disais... Je passe assez peu de journées avec ma famille, et aujourd'hui, justement, on fait une grande virée pêche.»
Au fur et à mesure que Sangoku parlait, le visage de son rival s'assombrissait. Une fois Sangoku tut, il releva brusquement la tête.
-«Si tu ne m'accompagnes pas, je te combats ici même, avec les conséquences que ça aura sur ta chère planète! Ca te convient, ça, Carot?!» cria-t-il en libérant une vague d'énergie qui fit se courber les arbres, repoussa momentanément la rivière hors de son lit et renversa les monticules de pierres soigneusement préparés par Sangoku.
Ce dernier savait pertinemment qu'il s'agissait de menaces en l'air, que Végéta ne l'attaquerait pas contre son gré et, surtout, qu'il ne menacerait pas la planète pour si peu. Mais il pensait que prendre avantage de son humanité tardivement acquise ne serait pas très fair-play, d'autant qu'il était pour beaucoup responsable de cette transformation en Végéta. Et si Végéta agissait aussi durement, ce n'était pas sans raisons. De plus, au fond, Sangoku aussi désirait ce combat.
-«Végéta...»
 
-«Donc, si tu pouvais aussi ramener le goûter...» finit d'expliquer Gyumao à sa fille.
-«Dis, maman, le papa de Trunks va aussi pêcher avec nous?» interrompit Sangoten.
-«Hein? Quelle drôle d'idée... Végéta en train de pêcher, calmement... J'aimerais bien voir ça. Ha! Ha! Tu aurais voulu qu'on invite Trunks et sa famille?»
-«Non, c'est juste qu'il est avec papa en ce moment-même, près de la rivière.»
Chichi se figea.
-«Papa, occupe-toi de ramener tout ce qui nous manque, il faut que j'empêche cet idiot de nous faire faux bond!» dit-elle avec précipitation avant de courir vers la rivière.
En moins de deux minutes, elle était de retour sur les rives du cours d'eau. Des rives abandonnées, les cannes à pêche trônant sur des monticules de pierres fraichement reconstitués. La femme au chignon tomba sur les genoux, abattue. Elle ne put se permettre de se morfondre longtemps car Sangoten atterrit près d'elle. Elle se redressa, se forçant à sourire de nouveau.
-«Pourquoi papa est parti avec le papa de Trunks?»
-«Il avait quelque chose d'important à faire.» expliqua-t-elle en se forçant à avoir l'air détachée.
-«Mais... Et mon poisson extraordinaire...? Il me l'a promis...»
Chichi s'accroupit devant son garçon et lui prit les épaules dans ses mains.
-«Tu auras ton poisson, mon chéri. Je n'ai jamais vu ton père manquer à une seule de ses promesses.» dit-elle avec un sourire enfin sincère.
-«Ca lui prend juste plus ou moins de temps...» ajouta-t-elle à mi-voix pour elle-même, songeant à la promesse de mariage qu'elle avait dû lui rappeler près de sept ans après l'avoir obtenue.
Et encore, elle ignorait la promesse qu'il avait faite à son premier fils, Sangohan, de l'emmener à la pêche après l'invasion des saïyens qui n'avait été réalisée que cinq ans plus tard, la promesse qu'il avait faite à une amie d'enfance de revenir la voir qu'il avait tenue après vingt-quatre ans d'absence et celle faite à Végéta il y a un an de l'affronter qu'il n'avait pas tenu jusque là.
 
-«J'espère que je vais pouvoir revenir avant la tombée de la nuit...» pensa Sangoku en songeant à sa famille.
Accompagné de Végéta, il atterrit devant la Capsule Corporation. Ils allaient bien sûr se battre dans la salle d'entraînement virtuel pour les nombreux avantages qu'elle conférait, environnement modulable et extensible à loisir, protection de la planète. Le prince saïyen en tête, ils avancèrent le long des couloirs du complexe. Soudain, celui-ci se tourna vers son futur adversaire.
-«Tu veux que je te prête une tenue de combat? Tu ne vas tout de même pas te battre ainsi attifé?»
-«Hum...» fit Sangoku en levant les yeux vers sa casquette avant de faire un petit sourire contrit.
-«Chichi insiste pour que je porte des vêtements "normaux", elle dit que je fais plus civilisé... Je ne te raconte pas le temps passé en magasin, elle voulait que ça reste "mon choix". Mais y a pas à dire, rien ne vaut mes vêtements classiques!»
-«Donc...?» demanda Végéta qui contenait tant bien que mal son exaspération.
En quelques gestes, presque comme un prestidigitateur, Sangoku se défit de ses vêtements, dévoilant sa tenue orange et bleu classique en dessous.
-«Tu... Tu portes toujours ta tenue de combat en dessous de tes vêtements, quels qu'ils soient...? Rassure-moi, tu en as plusieurs exemplaires de cette tenue...?» fit Végéta en restant aussi impassible que possible.
-«Eh bien...»
-«Non, ne dis rien! Je préfère ne pas savoir, en fait.» conclut le prince.
Sangoku ramassa ses vêtements excédentaires et sa casquette, les tenant sous le bras. Ils arrivèrent alors devant la salle d'entraînement virtuel. A côté de la porte, à gauche, dans le mur, une étrange encoche en forme de main était visible. Végéta y mit la paume d'une des siennes, la gauche. La porte coulissa alors en s'ouvrant.
-«Tiens, c'est nouveau, ça! Ca n'y étais pas la dernière fois que je suis venu...»
-«Oui, on a eu un petit incident récemment qui nous a obligé à placer une nouvelle sécurité.»
-«Ah bon? Que s'est-il passé?»
 
En effet, quelques jours plus tôt, ou plutôt quelques nuits, devant la Capsule Corporation, trois personnages mystérieux se glissèrent dans le jardin. Le plus discret du lot, de petite taille, tout couvert d'une tenue de ninja violette jusqu'à ses oreilles pointues se dressant au sommet de sa tête, son visage au pelage roux et au museau blanc étant le seul élément apparent, une épée ceinte dans le dos, se rapprocha de la porte. Il s'immobilisa à la vue d'un robot faisant le guet devant celle-ci. Il dégaina son épée et la lança brusquement. Celle-ci virevolta dans les airs et se ficha dans l’œil central du robot qui, rapidement, bascula en avant. Puis l'intrus sortit trois aiguilles et, d'un mouvement rapide, les envoya dans la jointure entre la porte et le mur. Quelques étincelles plus tard, celle-ci s'ouvrit. Il fit un rapide signe de la main aux deux autres et tous trois s'engouffrèrent dans le bâtiment, le ninja reprenant son épée au passage.
-«Quel progrès, tu as presque l'air d'un vrai ninja maintenant!» taquina une grande femme brune en tenue militaire.
Le renard ninja rougit en se passant une main derrière la tête.
-«Ah oui, tu trouves? Eh! Attends! Comment ça, "presque"?!»
Les deux commencèrent à se chamailler avant que le troisième ne les frappe avec un éventail semblant sorti de nulle part.
-«Vous allez vous taire, oui?! Vous voulez qu'on se fasse repérer, c'est ça? Dites-le si c'est ça!» cria celui-ci, un homme encore plus petit que son camarade ninja, avec la peau bleue, une tenue noire à collerette blanche et un chapeau avec un pompon rouge.
Les deux autres plaquèrent leurs mains sur la bouche du troisième.
-«Chhhht, c'est vous qui allez nous faire repérer, maître Pilaf!»
-«Hum, bref, continuons!»
Le renard prit de nouveau les devants.
-«Selon les données recueillies par nos robots-espions, ce devrait être par là...» dit-il.
Après avoir traversé quelques couloirs, il pointa une porte du doigt.
-«Voilà!»
Le dénommé Pilaf s'approcha, se frotta les mains et appuya sur le bouton de la porte. Celle-ci coulissa, et les trois intrus se retrouvèrent nez-à-nez avec un énorme robot squelette équipé d'une mitraillette. Ils hurlèrent de tout leurs poumons en tombant à la renverse. Quand ils réalisèrent que la créature était inactive, ils reprirent leur calme.
-«Désolé pour le dérangement.» fit Pilaf en réappuyant sur le bouton de la porte d'aussi loin qu'il pouvait, provoquant se fermeture.
-«Pfiouuuuu!!!» firent alors les trois.
-«Maintenant que j'y pense, ça, c'est une remise. La salle que nous cherchons, c'est cette autre porte, là.» fit le petit ninja en souriant.
-«Rappelle-moi de te tuer quand on sera de retour au palais. Et si tu oublies de me le rappeler, je te tue. Compris?»
-«Euh... Oui, maître Pilaf.»
-«Pas de bruits de mouvements... On dirait que notre remue-ménage est passé inaperçu.» fit la femme.
Cette fois, Pilaf laissa son homme de main ouvrir la porte. A l'intérieur, une pièce circulaire au sol dallé disposait d'un pilier central surmonté d'ordinateurs.
-«Nous y voilà!» s'exclama Pilaf, le regard brillant.
 
-«May, à toi de jouer!» dit le petit tyran.
La grande femme sortit une feuille d'instructions d'une de ses poches et se pencha sur les ordinateurs.
-«Bien, alors... Début de programmation... Ce bouton, puis...»
Minutieusement, précautionneusement, la femme à la tenue militaire utilisa les instructions afin de créer la personne que Pilaf souhaitait rencontrer. Après une demi-heure de travail laborieux, elle se tourna vers son chef.
-«Il est prêt, il ne reste plus qu'à mettre un environnement virtuel. Vu sa taille, il ne tiendrait pas dans la pièce.»
-«M'en fiche! Je ne veux pas perdre de temps pour des futilités. Tant pis s'il est à l'étroit, pourvu qu'il m'exauce mon vœu! Laisse-moi l'invoquer, comme autrefois! Où est-ce que j'appuie?» dit le petit tyran.
-«Le bouton carré à droite du tableau de commande.» répondit May.
Pilaf s'approcha du pilier central. Il s'immobilisa devant la surface portant les ordinateurs. Quelques secondes de silence planèrent.
-«Bon! Vous me faites la courte échelle ou quoi?!» cracha Pilaf, dépité de ne même pas pouvoir voir les boutons.
-«Pardon, tout de suite, maître Pilaf!» s'exclamèrent les deux sbires.
Chacun soutenant un pied, ils élevèrent leur maître. May devait s'accroupir pour tenir Pilaf au même niveau que le faisait son camarade.
-«Enfin, après toutes ces années à errer dans les ténèbres, ma récompense est à mes pieds!»
-«Hein?!» firent les deux sbires aux pieds du tyran.
-«Mais non, pas vous!» pesta le petit bonhomme bleu.
-«Afin de réaliser mon rêve, afin de m'apporter un monde de servitude où le vice sera banni, afin d'illuminer l'avenir de ce monde de ma royale prestance...»
-«Vous n'aviez pas parlé d'un régime, récemment, maître Pilaf?» demanda le petit renard, transpirant.
-«Insolent, comment oses-tu?!» hurla Pilaf en se penchant vers son sbire qui eut d'autant plus de mal à le soutenir.
-«Hum... Que disais-je... Shenron, vient à moi, porter sur ma tête la couronne qui fera de moi le maître de ce monde, celui qui...»
-«Ceci fait, on pourrait aussi faire venir le beau grand garçon que nous avions autrefois capturé, et qui a fait une carrière courte mais remarquée dans le base-ball? Il s'appelle Yamcha et...» commença May en rougissant.
-«Cessez de m'interrompre, impertinents! C'est précisément pour bannir ce genre de pensées impures que je prends le monde sous ma coupe!» cria Pilaf en donnant des coup de pieds vers la femme qui eut du mal à le maintenir dans ses mains. Les deux sbires, déséquilibrés, firent des pas de côté chacun dans le sens du déséquilibre pour pallier à leurs forces qui commençaient à manquer.
-«Shenron, toi qui exauces les souhaits, apparais!»
-«J'en peux plus!!!» crièrent les deux sbires en lâchant simultanément leur maître.
Pilaf, tout en tendant la main vers le bouton de lancement de la session, vit ce qui lui servait de sol se dérober sous ses pieds. Il s'écrasa contre le panneau de commandes, sa main enfonçant un bouton voisin de celui premièrement visé, avant de glisser contre le sol, le visage rougit par le choc.
-«Imbéciles, à quoi vous jouez?! Ca vous amuse, peut-être?»
-«Si vous preniez un peu moins votre temps...»
-«...et si vous arrêtiez de vous agiter comme ça, ça aurait été plus simple.» se plaignirent les deux sbires.
-«Remontez-moi, je n'ai pas appuyé sur le bon bouton.»
-«Eh?! Vous avez appuyé quelque part? Où ça?» demanda May, inquiète.
-«Sur le bouton jute en-dessous. Par votre faute!» jugea bon de préciser Pilaf.
-«Ah...!»
La femme reprit fébrilement en main les instructions.
-«Ce... C'était le bouton de raccourci pour relancer la session précédente...»
 
 
-«C'est à dire...?» demanda le petit tyran.
-«Vous êtes qui, vous?»
Les trois intrus se retournèrent brusquement. Celui qui venait de parler, un petit garçon aux cheveux lavande, se tenait à quelques mètres d'eux, les bras croisés. Il n'était pas seul, un autre petit garçon l'accompagnait.
-«Sangoku!!!» crièrent les trois malfaiteurs en découvrant virtuel Sangoten.
-«Vous connaissez mon papa?» fit celui-ci, surpris.
-«Son père...» firent la femme au costume militaire et le renard ninja, les yeux grand ouverts.
-«Tu es encore là pour ruiner mes plans, c'est ça?! Même après toutes ces années, tu n'as pas réussi à oublier le grand Pilaf, mais je ne supporterai pas une défaite de plus, je vais en finir avec toi de mes propres mains!» cria Pilaf, comme fou.
-«Maître Pilaf!» s'écrièrent ensemble ses deux sbires.
-«Donne-moi ton épée, toi!» cracha-t-il à son homme de main armé à qui il prit le katana.
-«Il va se faire tuer! Ces enfants sont virtuels, fais-les disparaître!» cria le petit renard à sa camarade.
-«Euh... Oui, alors, attends, heu...» fit May en regardant à toute vitesse les nombreux boutons de la machine.
Elle en déplaça un, ce qui provoqua la disparition de virtuel Trunks mais pas celle de virtuel Sangoten. Celui-ci esquivait les coups d'épée en souriant.
-«C'est un nouveau jeu?»
-«C'est la dernière fois que tu me ridiculises, garnement!» cria Pilaf en agitant n'importe comment la lame qui heurtait souvent le sol.
-«D... Dépêche-toi avant que l'enfant de Sangoku ne comprenne qu'il est sérieux!»
-«Je fais ce que je peux!»
Pressée par son camarade, May se mit à appuyer sur les boutons au hasard, faisant défilé des écrans plus vite qu'elle ne pouvait les comprendre. Elle fut soudain interrompu par une nouvelle voix grondante.
-«Que signifie tout ceci...? Quel est cet endroit?»
Volant dans les airs, près du plafond, le démon Piccolo virtuel observait la scène avec gravité.
 
Les deux sbires de Pilaf s'écrasèrent contre le sol.
-«Maître Piccolo, épargnez-nous!!!»
Celui-ci reprit, ignorant les intrus.
-«Je... J'étais à la capitale du centre, en train de combattre contre...» fit-il, troublé, avant d'écarquiller les yeux.
-«Encore ce môme!!!» cria-t-il en découvrant virtuel Sangoten.
Il fondit vers lui, hurlant de rage, fondant par la même sur la bande à Pilaf. Les deux sbires crièrent d'horreur et May se remit à tripoter les boutons de la machine de commande frénétiquement, appuyant un peu partout en même temps jusqu'à ce que la machine émette un bruit aigüe continu avant de disparaître avec l'apparition d'un environnement virtuel. Des flammes fusaient de partout. L'environnement fut aussitôt remplacé par un vaste ciel sans le moindre sol à perte de vue, puis aussitôt remplacé par une vallée à l'herbe violette. Le démon Piccolo virtuel, obnubilé par son adversaire qui lui avait donné tant de fil à retordre, lança une vague d'énergie sur Sangoten qui l'encaissa sans broncher.
-«C'est rare que vous vouliez jouer avec moi, Monsieur Piccolo!» dit l'enfant en découvrant celui qu'il prenait pour Piccolo, dans une drôle de tenue.
Derrière lui, en voyant le démon Piccolo attaquer presque sur eux, les deux sbires de Pilaf tombèrent dans les pommes. Pilaf, lui, avait fait un roulé-boulé sous le souffle de l'explosion. Le démon se mit à enchaîner les coups sur virtuel Sangoten.
-«Fais tes prières, gamin!»
-«Je ne comprends pas très bien en quoi consiste ce jeu où on doit frapper tout doucement, mais je vais faire pareil, alors.»
Le fils de Sangoku enfonça son poing dans le ventre du démon Piccolo virtuel qui hoqueta.
-«Qu... Que... Impossible... Le grand démon Piccolo... Par un gamin... En un coup!»
Le démon s'effondra. Au même moment, Pilaf se relevait. Il se mit à courir vers celui qu'il prenait pour Sangoku et, alors qu'il frappait avec l'épée, celui-ci disparut, tout comme le corps du démon inconscient. Le petit tyran regarda avec incrédulité le vide qu'il venait de trancher.
-«Je... Je... J'ai vaincu cet horrible petit enfant singe! Ha! Ha! Ha! Ha! Ha! Moi, le grand, l'inégalable Pilaf, j'ai gagné! Ha! Ha! Ha!»
Tandis qu'il éclatait de rire, l'environnement virtuel se remit à changer par à-coups. Les sbires de Pilaf se réveillèrent pour voir un festival d’environnements virtuels et de combattants virtuels apparaître et disparaître à un rythme effréné, tandis que Pilaf, insensible à tout ça, riait comme un possédé.
 
-«En allant à la salle d'entraînement virtuel, l'un de ces derniers matins, j'ai trouvé un petit gars renard et une femme en train de gratter à la porte avec de la bave aux lèvres, tandis qu'un autre nain bleu tournait en rond en riant, ne cessant de répéter qu'il avait vaincu l'invincible Sangoku qui le craignait depuis toujours, s'efforçant de ruiner ses plans. Apparemment, ils avaient programmé un Shenron virtuel, mais ils ont tout déréglé, d'une façon ou d'une autre. Les deux premiers sont en prison, le dernier en asile. Ils ont eu bien de la chance de ne pas mourir en faisant n'importe quoi avec la machine...»
-«Un petit renard, une femme et un nain bleu?» dit Sangoku en fronçant les sourcils.
-«Non. Il me semblait que ça me disait quelque chose, mais ça ne me revient pas.» fit-il avant d'ajouter:
-«Mais, vraiment, on peut se faire exaucer des vœux par un Shenron virtuel?»
Végéta haussa les épaules. La question lui était bien égale. Elle était loin, l'époque où il recherchait la vie éternelle. Aujourd'hui, tout ce qu'il recherchait, ce n'était que de ses mains qu'il voulait l'obtenir, il n'y avait qu'ainsi que cela serait satisfaisant. Et en l’occurrence, ce qu'il recherchait désormais, c'était la force. Pas uniquement celle de vaincre l'autre, mais aussi celle de protéger les siens. Sangoku n'insista pas. A travers toutes les aventures qu'il avait vécu, jamais il n'avait recherché les dragon balls dans son seul intérêt, sinon par pure curiosité ou pour honorer la mémoire de son grand-père. Virtuel Shenron ne l'intéressait pas.
-«Ce qui est ennuyant, avec ce système de reconnaissance à la porte, c'est que Bulma en a exclu Trunks, puisqu'elle veut contrôler ce qu'il fait dans cette salle. Du coup, il vient toujours me demander. Et comme je n'ai pas le cœur à m'opposer à une démarche d'entraînement, je n'ai de cesse de venir ouvrir cette fichue porte... Certes, Trunks ne s'y entraîne pas à chaque fois. Des fois, il y joue avec ton fils, Sangoten, y inventant des trucs de plus en plus originaux. Dernièrement, ils s'amusent avec des versions virtuelles d'eux-même en faisant en sorte que les virtuels ne puissent pas savoir qu'ils sont virtuels malgré qu'ils connaissent la salle, ils ignorent l'environnement. Mais bon, à chaque fois, il y a un aspect guerrier dans le procédé, donc ça reste un peu de l'entraînement, et...»
Végéta regarda le grand sourire de Sangoku et se demanda ce qui lui prenait de faire la discussion avec cet imbécile heureux.
-«...Bon! Nous avons un combat à livrer, Carot!» dit-il rudement tout en s'efforçant d'avoir l'air sombre, histoire de faire bonne figure après cet instant de laisser-aller qui ne lui ressemblait pas, mais n'y arrivant que moyennement, ayant perdu en crédibilité.
 
Sangoku déposa ses vêtements devant la salle avant de refermer la porte, afin qu'ils ne soient pas détruits par leur combat. Végéta pianota quelques instants sur les consoles du pilier central. La salle d'entraînement virtuel se volatilisa lorsqu'il en termina avec ses arrangements, laissant place à un désert de sable et de roche. De grosses masses pierreuses aussi hautes que larges et longues donnaient du relief au terrain de roche couvert d'une fine pellicule de sable et s'étendant à plat vers l'infini. Végéta se détourna de l'endroit où il était et marcha à l'opposé de son rival, se tournant de nouveau pour lui faire face une fois un écart de vingt mètres entre eux. Le regard emprunt de sérieux, il toisa Sangoku avant de se transformer dans un bref cri en super saïyen 2. Il leva le bras droit au dessus de lui, le coude pointé vers le haut, vers l'extérieur, et l'avant-bras vers l'avant, jusqu'aux doigts légèrement recourbés après la main à l'horizontale. Le bras gauche partait, lui, entièrement en avant, le coude également vers l'extérieur et les doigts recourbés. La jambe droite, fléchie, prenait appui en arrière tandis que la gauche, pliée en angle droit au genou, venait prendre du terrain en avant. Végéta maintint cette posture offensive, propice à un départ en trombe, attendant que Sangoku se prépare à son tour. Celui-ci, tout aussi concentré, se transforma sans un bruit sinon le souffle de sa puissante énergie se déployant autour de lui, accédant lui aussi au stade de super saïyen 2. Son avant-bras droit vint en défense devant la partie gauche de son visage tandis que le bras gauche passait devant le droit, main vers l'avant, paume tendue vers l'adversaire, doigts pliés en crochets. Sa jambe droite était tendue vers la droite et la gauche légèrement pliée prenant appuie près du corps. Les deux éternels rivaux s'étudièrent quelques instants. Comment commencer? Comment prendre l'avantage sur la technique de l'autre? C'étaient les mêmes questions qui résonnaient en chacun d'eux. Mais Végéta interrompit cette étape primordiale précédent le combat.
-«Tu te rappelles le marché, j'espère, Carot! Tu dois tout donner contre moi. Pourquoi ne passes-tu pas super saïyen 3?»
Sangoku sourit avec un petit regard provocateur.
-«Je me rappelle seulement avoir dit que je donnerai tout ce qu'il faut pour te vaincre, Végéta. Si tu veux voir mon super saïyen 3, il faudra me forcer à l'utiliser.»
Végéta garda un visage inexpressif. Puis un sourire carnassier y apparut.
-«Excellente idée, Carot! Je vais m'occuper de ça!»
Il cria vers le ciel en rompant sa posture faisant apparaître un entrelacs d'éclairs tout autour de lui suivi d'un formidable souffle. Il reprit en gestes brusques et rapides sa posture de combat. Sangoku écarquilla les yeux.
-«Quoi?! C'est son niveau, ça? Il est monté jusque là?! Parce qu'il savait qu'il allait me combattre, ou...»
Mais il n'eut pas un répit plus long. Fondant sur son adversaire en armant un bras, le prince des saïyens allait se battre à son meilleur niveau. Utilisant sa jambe fléchie, Sangoku pivota et fit jaillir l'autre à la verticale vers Végéta qui arrivait par les airs. Celui-ci interrompit son attaque pour bloquer le pied à deux mains. Il fit jaillir une jambe en dessous de lui que Sangoku para avec son avant-bras en défense. Tout en redescendant sa jambe, ce dernier fit jaillir l'autre bras dont le poing vint écraser le ventre du prince. Etouffant la sensation de douleur, Végéta profita de ses mains libérées pour crocheter la joue gauche de son rival avant de faire de même avec la droite dans des coups éclairs. Le combattant à la tenue orange vola en arrière avant de s'arrêter brusquement pour repartir à l'assaut avec de l'élan.
 
Végéta, revenu au sol, vit arriver un coup de poing renforcé par la vitesse vertigineuse du héros de la Terre. Il mit ses deux bras en croix sur la trajectoire du coup qui vint les heurter. L'impact provoqua une onde de choc, puis le plus petit des deux guerriers recula sous la force du coup, laissant deux sillons au niveau de ses pieds dans le peu de sable qui recouvrait le sol rocheux. Sangoku tenta de faire passer son deuxième poing en dessous de la défense de son adversaire, mais celui-ci fit remonter si fort un genou contre cet assaut que les doigts de l'attaquant craquèrent avant qu'il ne renonce à l'attaque. Mais il glissa une jambe en dessous de celle levée de Végéta, l’empêchant de se rétablir au sol, et refit partir son premier poing. Le prince des saïyens matérialisa un kikoha dans sa main droite et, frappant latéralement, s'en servit pour défléchir le coup de Sangoku. Celui-ci recula de quelques mètres et s'immobilisa. Il se massa le poing qui avait émit un craquement, s'assurant de pouvoir le réutiliser.
-«Eh bien, quels progrès, en un an, Végéta!»
-«Epargne-moi tes compliments, Carot, ils ne m'intéressent pas. Je les écouterai peut-être quand tu auras perdu. D'ici là, ils ne sonnent pour moi que comme de la compassion.»
-«Tu es dur. On ne te change pas, hein?»
La réponse vint sous la forme d'une attaque big bang qui percuta le ventre de Sangoku. Sans exploser, elle emporta le guerrier en filant au dessus du sol. Après avoir reprit ses esprits, celui-ci écarta deux bras en grimaçant. Une aura d'énergie les entoura avant que le saïyen n'éclate l'attaque big bang entre ses deux mains. Il se rétablit au sol en soufflant. Sa tenue présentait désormais un trou circulaire au ventre, les abdominaux légèrement brûlés.
-«Tsh!» fit Végéta qui attendait plus de son attaque.
Emporté comme il l'avait été, Sangoku se trouvait désormais à deux cent mètres de son adversaire. Il concentra sa puissance, faisant crépiter les éclairs de son super saïyen 2. Il prit appui sur le sol et apparut devant Végéta.
-«Rapi...» fit celui-ci avant de cracher du sang, frappé au visage d'un violent coup de poing.
Un coup de pied dans le torse vint tirer un nouveau râle au prince. Mais Sangoku ne put pas ramener sa jambe vers lui, Végéta s'en étant saisi d'une main. La tirant violemment en arrière, il en profita pour se glisser contre son rival et frapper à bout portant d'un coup de poing au ventre blessé. Cette fois, ce fut au héros de la Terre de cracher du sang, les yeux troublés. Se maintenant avec la danse de l'air, Sangoku ramena le genou de sa jambe libre dans la mâchoire de Végéta qui en monta en hauteur, lâchant prise sur son adversaire. Se saisissant à son tour d'une jambe du prince, le guerrier en orange écrasa son rival au sol. Le père de Trunks, grimaçant, leva une main vers son opposant et le bombarda de kikohas. Sangoku fut obligé de relâcher son adversaire, se protégeant derrière ses bras, avant de reculer à distance. Végéta interrompit ses tirs et se releva.
 
-«Toujours pas décidé à te transformer?» demanda le prince, les lèvres tirées vers le bas de mécontentement.
-«Tu sais, d'une forme à l'autre, ma puissance sera immensément différente. Et sous cette forme-ci, ce n'est déjà pas facile pour toi. Pour moi non plus, remarque, mais bon...»
-«Donc tu me ménages. Malgré notre accord.» dit Végéta avec un calme effrayant.
Sentant la menace sourdre sous le calme apparent, Sangoku ne parvint pas à répondre. Végéta serra les poings à s'en faire trembler les bras, ses ongles s'enfonçant dans sa chair.
-«Caroooooot!!!» hurla-t-il toutes dents dehors.
Il se jeta sur son adversaire, laissant un sillon doré sur son passage. Au moment de l'atteindre, il remonta en flèche, levant deux bras autour d'un kikoha irradiant d'énergie. Il le lança au sol d'un mouvement sauvage. Sangoku parvint à esquiver de justesse l'attaque, mais il fut prit dans l'explosion. Végéta n'attendit même pas qu'elle se dissipe et s'enfonça lui-même dans le dôme d'énergie, enragé. Il trouva son rival occupé à encaisser l'attaque. Soutenant lui-même la douleur de l'explosion, d'un coup de poing qui surprit totalement son adversaire, le prince des saïyens enfonça son corps dans la roche. Il le martela de coups et s'envola en même temps que l'explosion cessait enfin. Depuis le ciel, il fit pleuvoir des kikohas vers le creux où était encastré le corps du guerrier à la mèche sur le front. En criant, il maintint son attaque une longue période. De la zone voilée par la poussière des explosions jaillit le héros qui avait sauvé maintes fois la Terre, les habits en lambeaux, du sang ruisselant sur son torse. Il arriva à hauteur de son adversaire et, le visage crispé, il le frappa violemment à la tempe droite, faisant pencher son corps. Il se saisit du haut serré de Végéta et le tira pour pouvoir l'avoir entre les doigts.
-«A aucun moment je ne me suis moqué de toi, Végéta!» cria-t-il.
-«Je fais exactement ce qu'il faut pour avoir le plus de chances de gagner! C'est trop facile d'accuser l'autre juste parce qu'on n'a soi-même aucune notion de la gestion de l'énergie! Alors ne glisse pas de la rancœur dans notre combat pour si peu! A la fin, même toi, tu le regretterais!»
Végéta se libéra d'un coup du revers de la main, fixant le regard de son rival. Puis il baissa la tête, les yeux fermés.
-«... Pardon...» glissa-t-il très faiblement.
Sangoku écarquilla les yeux. Il n'en demandait pas tant, et il n'aurait jamais cru entendre Végéta dire ça. Il fit un énorme sourire à son rival.
-«Notre combat commence à peine. Nous avons tout deux encore beaucoup à montrer!»
-«Tu ne crois pas si bien dire!» fit Végéta en souriant malicieusement.
Les deux éternels rivaux s'éloignèrent.
 
-«N'empêche, il ne m'a pas loupé...» pensa Sangoku en se posant à distance.
-«Il gaspille son énergie, mais c'est l'une de ses forces, ses réserves incroyables qui lui permettent de basculer en un style de combat porté par une rage toute saïyenne proprement terrible sans devoir en payer de conséquences trop lourdes. D'ici la fin de ce combat, sans nul doute, je devrai encore faire face à ça, et cette fois, je n'aurai rien à redire, ce sera pour le combat-même qu'il en passera par là, pas pour sa personne. Végéta... Un adversaire redoutable à ne jamais sous-estimer...»
Végéta s'était à son tour immobilisé. Sangoku décida que passer à son tour à une offensive beaucoup plus ouverte pour tirer avantage de la fatigue suivant le déchaînement du prince serait tout à son avantage. Sans même prendre la peine de mettre deux doigts sur son front, il se déplaça instantanément à dix mètres de Végéta.
-«Ka... Mé... Ha...»
Ayant placé ses mains sur le côté, une sphère d'énergie se mit à briller en leur creux.
-«Mé...»
Végéta sourit. Si Sangoku espérait vraiment pouvoir tirer profit d'un épuisement momentané chez lui, il lui réservait une surprise. Il amassa de l'énergie dans ses mains qui se mirent à luire.
-«Haaaa!!!» cria l'ancien disciple de Tortue Géniale.
Ce qui était bizarre, c'est qu'il n'avait pas ouvert la bouche. Il n'avait pas non plus mis ses bras en avant pour propulser le rayon. Il restait bêtement immobile, la sphère d'énergie au creux des mains. Avant qu'il n'ait eu le temps d'imaginer ce qu'il pouvait bien se passer, une douleur immense frappa le dos de Végéta. Poussé depuis l'arrière par ce qui était manifestement le rayon du kaméhaméha, le prince arriva droit sur Sangoku. Et le traversa.
-«Une... Une image rémanente...!» pensa le père de Trunks.
-«Une... qui émet de l'énergie...!!!» se dit-il en repensant au faux kaméhaméha au creux de ses mains et au fait que cette image rémanente parvenait à capter son attention à l'énergie alors que l'original relâchait sa puissance derrière lui.
Végéta fut emporté jusqu'à l'une des masses pierreuses qu'il percuta avant que le tout n'explose. Quand la poussière se dissipa, le prince des saïyens était encore allongé sur le ventre. Il toussa avant de mettre les mains contre le sol et de se redresser.
-«Toujours aussi malin au combat, Carot... Hé, hé...»
Il rehaussa son niveau énergétique et tendit une main, paume vers l'avant.
-«A mon tour...» dit-il en souriant sauvagement.
 
Tandis que la concentration d'énergie autour de Végéta continuait à grimper en flèche, Sangoku tiqua.
-«Encore cette attaque? Et d'aussi loin? Il mise sur une tactique de leurre, comme moi?»
-«Haaaaa...»
De l'énergie rayonna de façon concentrique devant la paume du prince des saïyens. Une toute petite sphère énergétique de même pas un centimètre y apparut, l'énergie ondoyant sur sa surface.
-«Big bang cannonball!» hurla Végéta.
Une attaque big bang jaillit de la main tendue, filant vers Sangoku. Mais, là d'où elle était partie, la petite sphère continuait à briller. Une deuxième attaque big bang jaillit, puis une troisième, puis une quatrième, la petite sphère restant sur place. En continue, Végéta relâchait les surpuissantes balles d'énergie, décalant sa main entre chaque tir pour modifier légèrement l'angle d'arrivée de chaque attaque. La puissance était telle que le prince encaissait dans le bras le recul de son propre assaut à chaque tir. Sangoku esquiva aisément la première attaque, venue de loin, mais du se contorsionner pour éviter les suivantes. Certaines frappèrent le sol derrière lui, explosant dans son dos. Le guerrier à la mèche sur le front concentra ses forces et son attention pour échapper en même temps aux attaques et aux explosions tout en résistant à leur souffle. Transpirant, il parvint un temps à tenir le rythme, mais l'assaut ne semblait devoir jamais s'arrêter, et le moment où Sangoku sentit une attaque lui heurter l'épaule, lui donnant l'impression qu'elle se faisait démettre, il sut qu'il ne pourrait tenir plus longtemps. Une balle d'énergie heurta son torse, une autre son genou droit, une autre son bassin, puis une son visage, chacune lui tirant un hurlement de douleur. Lapidé, il fut écrasé contre le sol contre lequel il glissa sur plusieurs dizaines de mètres avant que tout n'explose autour de lui. Végéta poursuivait son attaque sans répit, criant à chaque lancé. Il le savait, sous la pression de ces balles d'énergie, Sangoku ne pourrait pas s'échapper furtivement. Il serait obligé d'encaisser. Cela étant, le prince était décidé à poursuivre son big bang cannonball autant de temps qu'il le faudrait pour venir à bout de son rival. La sphère d'explosion gonflait en continu, apparemment prête à s'élargir sans jamais cesser. Pourtant, elle cessa. Malgré que Végéta continuait son bombardement. Rapidement, il devint visible en haut du dôme d'explosions que les attaques big bang étaient renvoyées vers le ciel. Toutes, sans exception. Végéta s'arrêta, les yeux agrandis de stupeur, ses sens aux aguets.
-«Il... Il s'est...»
Soufflé par une nouvelle et gigantesque source d'énergie, le nuage de poussière se volatilisa en un instant. Au centre du lieu des explosion se tenait un homme couvert de blessures au regard dur. Un regard qui n'était surmonté d'aucun sourcil. Les éclairs qui entouraient son corps contournaient une imposante masse de cheveux dorés qui s'étendait dans son dos. Sa main droite fumait. Pas la gauche. Il avait renvoyé le tir continu d'attaques big bang d'une seule main.
-«Tu nous as inventé là une attaque impitoyable, Végéta. Et tu as toujours aussi peu de considération pour tes réserves d'énergie.»
Des gouttes de sueur perlèrent sur le visage de Végéta tandis qu'un mince sourire apparut sur ses lèvres, ses yeux brillants.
-«Nous y voilà... L'ultime Carot!»
 
-«Haaaaaaaa!» cria le prince en se jetant à son plein potentiel vers le super saïyen 3. Celui-ci cueillit le surpuissant seigneur saïyen d'un crochet qui projeta sur le côté le corps de Végéta dont le regard se voilà sous le choc. Il roula contre le sol sans aucun contrôle sur ses membres avant de s'immobiliser, encore sonné. Sangoku apparut au-dessus de lui, l'air toujours aussi déterminé, et enfonça un poing dans son ventre. Son rival ouvrit la bouche sur un cri muet, les yeux exorbités. Encore quelques coups similaires, et s'en était fini de lui. Il ne pensait pas que la distance restait aussi énorme entre leurs pouvoirs. Alors que le super saïyen 3 allait donner un autre coup, Végéta lança ses deux mains en avant, vers son visage, y faisant exploser une décharge d'énergie. Il essaya de profiter de l'instant de répit acquis pour s'extraire de la position dominante de son adversaire en s'envolant dos au sol, mais Sangoku attrapa l'un de ses pieds. Le prince voulut frapper avec l'autre, mais une jambe de son rival, plus rapide, remonta le long de son corps pour frapper son menton alors même qu'il le libérait de sa prise. Végéta vola dans les airs, traversa une des masses rocheuses de part en part avant de s'écraser contre une autre. Il se redressa, du sang coulant sur le menton depuis ses lèvres. Sangoku vint atterrir à dix mètres de lui.
-«N'aie pas l'air si surpris, Végéta. C'est ce que tu as tant appelé de tes souhaits.» dit le héros de la Terre avec un petit sourire malicieux.
-«Si tu crois que je regrette d'avoir provoqué un combat contre un adversaire de ton envergure, c'est que tu ne me connais toujours pas...» répliqua le prince des saïyens.
Tout en retroussant ses lèvres sur ses dents serrées, il concentra ses forces. Il émit d'abord un "aaaaah" contenu et régulier, et lui donna de l'ampleur en même temps qu'il poussait son corps à libérer toujours plus de puissance avant de crier tout en déployant des langues d'énergies dansantes autour de lui. La masse rocheuse contre laquelle il venait de s'écraser explosa tandis que le sol se creusa sous ses pieds. Il se remit brusquement en garde en cessant de crier, ramenant son aura tout contre lui dans un festival d'éclairs parcourant son corps.
-«Si fort...?! J'avais fait durer autant que je pouvais avant le passage en super saïyen 3 pour éviter toute résistance durable par la suite, mais à la place, il se montre plus fort que jamais... Sacré Végéta!»
Celui-ci fondit vers son adversaire, poing levé. De toutes ses forces, il l'abattit vers le visage de Sangoku, mais ce dernier bloqua le coup dans une de ses mains.
-«Bel effort, mais ça restera insuffisant.» conclut le super saïyen 3 toujours en pensées.
Il riposta d'un direct au visage qui fit tomber Végéta en arrière. Celui-ci se releva, ses deux mains sur la figure, tentant de couper l'afflux de douleur.
-«Kuuuh!»
Dégageant son bras droit, il ouvrit un œil entre deux doigts de sa main gauche, le regard toujours aussi vif et résolu au combat. Il tendit son autre main en avant, pouce, index et majeurs écartés, annulaire et auriculaire repliés. Son aura se densifia autour de lui et un rayon d'énergie fusa. Il était presque aussi grand que Sangoku lui-même qui dû écarter les bras pour le contenir. Le héros de la Terre recula de trois mètres avant que le rayon ne meurt, bloqué par son corps. Brusquement, il lança ses deux mains en avant, paumes jointes à leurs bases, libérant un gigantesque kaméhaméha à une vitesse phénoménale. Végéta tenta de concentrer une nouvelle fois son énergie dans ses mains à les en faire luire, mais il n'eut pas le temps et fut emporté par le rayon. Celui-ci se courba pour aller vers le ciel, prêt à emporter au loin sa cible incapable ni de l'arrêter, ni de s'en dégager.
-«Ca... Canon garric!»
Un rayon d'énergie partit à la perpendiculaire du kaméhaméha et, au bout de quelques instants, à l'opposé, le corps de Végéta jaillit pour s'écraser contre le sol. Du sang coulant des deux commissures de ses lèvres, les quatre membres écartés, il reprit son souffle avant de se retourner et de se mettre à quatre pattes, toussant contre la roche. Il se releva avec hésitation.
-«Je ne pensais pas que tu t'en sortirais encore!» dit joyeusement Sangoku en arrivant près de lui.
-«Keuf! Il a fallut rien moins qu'une de mes meilleures attaques juste pour me libérer... Et mon rayon qui ne t'avait rien fait avant... Le super saïyen 3, c'est vraiment quelque chose...»
 
Il se mit à sourire tout en volant en arrière. Le super saïyen 3, étonné, observa le recul de son adversaire, se demandant ce qu'il préparait. Mais celui-ci continuait à reculer lentement tout en laissant échapper un petit rire annonciateur d'un quelconque mauvais tour. Il se retrouva dos contre une masse rocheuse. Sangoku se mit en garde, prêt à en finir avec un Végéta affaibli. Toujours souriant, celui-ci donna un coup de coude en arrière dans la pierre. La roche explosa sur plusieurs mètres, créant un renfoncement tel une grotte. Il recula de nouveau avant de se retrouver entouré par la pierre. Sous le regard incrédule de Sangoku qui ne voyait pas du tout où il voulait en venir, il abandonna sa forme super saïyenne et envoya un rayon sur le plafond qui s'écroula sur lui, l'ensevelissant.
-«Que...» fit le super saïyen 3, interdit.
Après quelques secondes d'hésitation, il réalisa soudain. Il lança ses deux mains en avant et, d'un kiaï, vaporisa toute la masse rocheuse. Mais Végéta avait déjà disparu.
-«Merde!» fit Sangoku en regardant vers le sol.
Il hésita un instant à bombarder la terre à l'aveugle pour déloger son adversaire, mais il comprit rapidement que ce serait faire le jeu de Végéta. Il devait garder son sang froid. Pour se déplacer à travers le sol, l'autre était obligé de déployer un minimum de puissance qui concasserait la roche avant son passage afin de s'éviter des dégâts inutiles en défonçant la pierre avec son propre corps. Le super saïyen 3 devait donc pouvoir le repérer en mouvement. Il se rendit rapidement compte que le prince était en train de s'éloigner en distance comme en profondeur.
-«Comme si j'allais te laisser tranquillement récupérer tes forces!»
Sangoku se plaça au dessus de son adversaire chez qui il sentit un pic de puissance, plaça ses mains sur le côté puis les jeta vers le sol, projetant un rayon qui le perfora et le creusa sur plusieurs kilomètres avant d'exploser, créant un immense cratère. Pas de Végéta à l'intérieur. Sangoku comprit qu'ayant sentit sa force augmenter pour une attaque, il avait creusé une issue avec un de ses propres rayons, d'où son pic d'énergie, pouvant ainsi se déplacer ensuite à l'abri tout en cachant sa puissance. Et l'attaque du super saïyen 3 elle-même couvrait ses traces en détruisant le tunnel.
-«Zut! Il ne peut pourtant pas être loin...»
Sans autres possibilités, Sangoku lança des rayons d'énergie sur toute la périphérie du cratère, Végéta ne pouvant pas s'éloigner plus sans se faire repérer. Immanquablement, il finit par frapper du côté où s'était réfugié le prince qui repartit à travers la roche. De nouveau, le guerrier au kaméhaméha se plaça au dessus de son adversaire et, de nouveau, son attaque fut anticipée par Végéta.
-«Lui me sent venir... Je pourrais couper mon super saïyen 3, mais c'est si coûteux de le relancer que je préfèrerais en finir sans en passer par là...»
Sangoku serra les poings en regardant toujours le sol, hésitant sur la démarche à suivre.
-«Je sais!»
Il trouva de nouveau son adversaire en bombardant le sol autour du dernier cratère et se plaça au dessus, comme auparavant. Il prépara une attaque et, en lançant le rayon, il sentit le pic de puissance de Végéta. Aussitôt, il laissa une transposition énergétiquement active sur place pour partir en avant du rayon. Son approche ainsi dissimulé, il s'assurait que Végéta ne couvrirait pas ses traces en détruisant le tunnel, persuadé que le rayon effacerait tout et que Sangoku resterait en surface, ne sachant de nouveau vers où il était parti. Le super saïyen 3 s'enfonça à son tour dans la roche et arriva à l'endroit délaissé par le prince des saïyens, découvrant son tunnel. Avant que le rayon ne vienne tout détruire, il le parcourut à toute vitesse, trouvant Végéta assis contre la pierre après quelques dizaines de mètres.
-«Quoi?!» fit celui-ci avant de lancer avec précipitation un rayon au-dessus de lui pour provoquer un éboulement.
-«Pas cette fois!» cria Sangoku en se jetant à travers les rochers qui s'effondraient droit sur son adversaire qu'il attrapa à la gorge. Ce dernier se transforma aussitôt en super saïyen 2, sa seule chance de ne pas être vaincu en un coup. Le père de Sangohan remonta jusqu'à la surface, fendant la roche avec le corps de Végéta toujours pris au niveau du cou.
-«Akh!» fit le prince des saïyens, grimaçant, des cailloux dans les cheveux, en arrivant à l'air libre.
-«Coucou, Végéta! Je t'ai manqué?» demanda Sangoku avant d'envoyer son rival en arrière d'un puissant coup de poing.
 
La joue marqué par le coup, Végéta expulsa un cracha sanguinolent avant de reporter son attention sur Sangoku.
-«Encore ça...» dit-il sombrement avant de lever une main et d'envoyer un tir énergétique vers la transposition toujours active plus loin, la faisant s'évaporer.
-«Enfin, j'ai quand même réussi à me ménager une pause bienvenue.» rajouta-t-il avec un sourire mauvais.
-«On dirait que je n'ai d'autres choix que de t'affronter de face.» dit-il encore sans se départir de son sourire.
-«Tu prépares un autre petit tour? Cette fois, je ne te laisserai pas me prendre par surprise!»
Sangoku se jeta sur Végéta et frappa d'un nouveau coup de poing à la tempe. Végéta se pencha dans le sens donné par le coup et se laissa tomber en arrière, s'immobilisant quelques mètres plus bas. En regardant là où était son adversaire, il ne vit plus personne. Il le sentit dans son dos, trop tard pour une esquive, mais il avança le buste en même temps que le poing frappa ses omoplates. Sangoku enchaîna une série de coups qui atteignirent tous Végéta, mais ce dernier, au lieu d'opposer une résistance aux coups, les accompagnaient, diminuant considérablement leur puissance d'impact. Cela lui demandait une concentration énorme pour pouvoir réagir avec les coups venant, mais c'était toujours plus simple que de les esquiver complétement, ce dont il était incapable. Après une série prolongée d'attaque, Sangoku s'arrêta, légèrement essoufflé.
-«Qu'est-ce que c'est que cette tactique...? C'est comme si je frappais une porte ouverte, je la sens contre mon poing, mais elle bascule en arrière et mon coup ne porte pas...»
-«Essaye d'encaisser ça!» lança-t-il en envoyant un rayon de face.
Végéta cria en projetant lui aussi de l'énergie en continu. Mais au lieu de le faire contre l'attaque arrivante, il le fit juste au dessus, se donnant une vitesse de recul en même temps que le rayon adverse venait le percuter, le sien lui permettant même au passage de frapper Sangoku au visage. Tant qu'il accompagnait ainsi le rayon, il ne prenait que très peu de dommages comparé à ce qu'il aurait dû recevoir normalement, mais l'impact avec le sol serait critique, il fallait qu'il se dégage. Alors que la terre approchait à une vitesse vertigineuse, Végéta fit lentement basculer son centre de gravité vers la périphérie du rayon. Un instant avant l'impact, il fut éjecté latéralement. Il s'immobilisa loin de l'explosion pour reprendre son souffle, satisfait.
-«Mais qu'est-ce qu'il fabrique depuis tout à l'heure...? Ses tactiques lui permettent de s'en sortir, mais ça ne le fera pas gagner, il faudra bien qu'il finisse par contre-attaquer...» se demanda Sangoku.
-«Dans tous les cas, je vais faire cesser son manège.»
Il fondit vers le prince des saïyens et porta un coup délibérément lent vers son bassin. Végéta esquiva en gagnant en altitude. Aussitôt, le super saïyen 3 remonta jusqu'à lui et plaça un coup de genou vers son ventre. Se pliant en deux en même temps qu'il se faisait atteindre, le super saïyen 2 amortit de nouveau le coup.
-«Et maintenant?» demanda Sangoku en levant un bras au-dessus de lui.
Il abattit le coude dans le dos de Végéta, son ventre toujours contre son genou. Prit entre les deux, le prince des saïyens hurla de douleur, la bouche grande ouverte, un filet de bave allant d'une mâchoire à l'autre. Sans forces, il chuta jusqu'au sol où il se ressaisit pour retomber sur ses pieds. La respiration sifflante, la douleur continuait à lui transpercer le buste.
 
-«M... Merde!!! Comment peut-il avoir...»
Végéta fit apparaître deux kikohas, un dans chaque main, les yeux chargés de rage.
-«...tellement plus de puissance que moiiiiii?!!!»
Il se jeta vers le ciel en criant. En arrivant sur Sangoku, il fut frappé d'un poing lancé contre son torse. Le souffle coupé, son mouvement d’ascension fut arrêté sur le coup. Il hoqueta avant d'envoyer son poing par dessus le coup reçu, surprenant le super saïyen 3 lui-même qui le donnait hors-jeu pour le compte. Le poing du super saïyen 2 frappa la joue gauche de son adversaire qui inclina à peine la tête. En riposte, celui-ci logea son coude dans le visage du prince qui fut projeté en arrière tandis qu'un filet de sang jaillissait dans le ciel.
-«Haaaaaaaaaaaaaaah!!!» cria Végéta en se rejetant en avant tout en abattant deux poings sur le crâne aux longs cheveux de Sangoku.
Celui-ci fit une pirouette en arrière avant de s'immobiliser.
-«Nous y revoilà! Mais il y a des limites à ta méthode de combat s'appuyant sur la rage, et je vais te les montrer tout de suite! Au moins, je n'ai plus à m'inquiéter de petites manœuvres d'évitement!»
Le super saïyen 3 remonta en un instant auprès de Végéta qu'il frappa d'un coup de poing dans le ventre. Tout en criant de douleur, ce dernier leva un poing au-dessus de lui. Sangoku logea son pied contre son menton puis un autre coup de poing à l'épaule. Immobile, le poing toujours levé, le bras tremblant, Végéta luttait pour ne pas perdre conscience.
-«Carot!» cria-t-il en se ressaisissant, abattant son poing sur le super saïyen 3.
-«Quelle volonté!» pensa ce dernier.
Végéta releva le poing avec l'intention de frapper, mais trois coups de poing éclairs vinrent enfoncer son ventre.
-«Uuuuh...»
Tentant de nouveau de dépasser la douleur, il garda son poing levé. Ne l'entendant pas de cette oreille, Sangoku le propulsa d'un coup de pied pivotant vers le sol. Filant à travers les cieux, le prince des saïyens s'enfonça d'un mètre sous terre. Il se dégagea du trou, des veines battant sur les mains et le front. Quand il fut debout, le dos penché vers la terre, des gouttes de sang ponctuant le sol de rouge, il se claqua le visage entre les mains pour retrouver ses sens et se redressa d'un coup. Il dû faire un pas en arrière pour ne pas tomber, mais il parvint à maintenir sa position. Sangoku filait déjà sur lui, le poing armé, prêt à en finir avec Végéta. Celui-ci se mit à lançait des kikohas des deux mains sans relâche. Les attaques, en atteignant l'assaillant, ne le freinaient même pas, se contentant de créer des explosions en croissant de lune vers l'extérieur par rapport au super saïyen 3. Lorsque celui-ci arriva sur son adversaire, il frappa vers le bas, dos de la main vers le sol, et fit remonter son poing par en dessous vers le menton de Végéta, immobile. Le poing heurta la mâchoire qui bougea à peine, remontant le visage du père de Trunks vers le haut. Sangoku observa sa main, incrédule. Plus aucune énergie ne s'en dégageait. Il n'était plus du tout super saïyen. Le sourire de Végéta s'étira sur un faciès sauvage tandis qu'il baissait les pupilles sur son rival.
-«Haaaaaaah... Haaaaaaah... Time up... Carot!» dit le prince des saïyens.
 
Devant l'air profondément satisfait de son rival, Sangoku comprit qu'il n'attendait que ça depuis le début.
-«Alors... Toutes ces stratégies, ce n'était pas tant pour récupérer des forces que pour m'amener à épuiser les miennes!»
-«J'ai beau ne pas être regardant sur mes propres réserves d'énergie, comme tu l'as toi-même relevé tout à l'heure, ça ne m'empêche pas de vouloir épuiser celles des autres. Et j'ai pu voir lors de ton combat contre Boo combien cette forme te coûte en énergie.» argumenta le prince des saïyens
-«Une stratégie alternative à une victoire frontale... Ca ne te ressemble pas, Végéta.»
-«Hu! Hu! Ca, c'est parce que tu n'as vraiment connu de moi que "super" Végéta, tu ne m'as vu que dans des situations où je croyais en ma surpuissance. Mais pendant une grande partie de ma vie, alors que j'étais convaincu de ne jamais pouvoir dépasser Freezer, j'ai dû créer des stratégies alternatives. Devenir immortel était la première d'entre elles, mais pour pallier à un éventuel affrontement avant que ce ne soit réalisé, j'avais dû créer toute une panoplie d'autres stratégies alternatives dont le but était la survie face à quelqu'un d'immensément fort. Ton fils lui-même à pu avoir un aperçu de certaines de ces stratégies employées pour la course aux dragon balls sur Namek. Mais toi, effectivement, tu ne connaissais pas cet aspect de ma personne. Enfin, je pense que tu ne dis pas ça comme un reproche, toi aussi, tu utilises ce genre de stratégies.»
-«Comment ça?»
-«Je me rappelle très bien que tu m'as brûlé les yeux lors de notre premier combat, alors que j'étais en singe géant, et donc immensément plus fort que toi, avec une technique particulière. Cette technique en elle-même est une de ces stratégies et tu l'as faite tienne.»
-«C'est vrai, il arrive des moments où l'on doit admettre son infériorité et être plus que juste des muscles et de l'énergie.»
-«Bien. Tu abandonnes ou je te termine?»
Sangoku éclata d'un rire franc.
-«Végéta, tu espères vraiment t'en sortir avec juste ça?»
-«Que...?»
-«Je n'ai plus les réserves pour le super saïyen 3 qui est un gouffre à énergie, mais si tu crois que je suis fini... En plus, notre petite discussion m'a été très profitable pour faire passer la courte panne sèche consécutive à un épuisement du super saïyen 3.»
Sangoku repassa en super saïyen 2. Mais, contrairement à Végéta, son aura ne formait qu'un faible halo autour de son corps, ses cheveux gardaient un jaune mat et les étincelles électriques de ce niveau de transformation ne parcouraient son corps que sporadiquement, comme des témoins mourant du deuxième stade du super saïyen.
-«Peuh! Ton niveau n'a plus rien à voir avec celui que tu avais au début de notre combat.»
-«Tu n'es pas très fringant non plus, tu sais.» sourit Sangoku.
Chacun des deux guerriers reprit une posture de garde pour ce qui s'annonçait comme le dernier stade de leur affrontement. Le prince, grièvement blessé mais plein de ressources, et le héros, physiquement assez épargné mais en défaut d'énergie.
 
-«En fait, c'est pas plus mal que tu sois de retour au combat. Gagner par épuisement de l'autre, ça aurait manqué de punch pour notre combat absolu de rivaux. Nous avons encore des choses à régler par le biais de nos poings!» lança Végéta avant de partir à toute vitesse vers Sangoku.
Au moment de donner un coup de poing, il sentit une douleur dans sa poitrine qui le fit involontairement réduire la vitesse de son attaque. Sa cible porta alors un coup direct vers la bouche du prince qui fut rejeté en arrière.
-«Zut! Mon corps... Je ne dois pas laisser la douleur l'emporter sur ma volonté de combattre!» se harangua Végéta.
Il se concentra sur ses sensations et se jeta en arrière, faisant basculer son corps, atterrissant sur ses mains puis rebondissant encore en arrière sur ses pieds et faisant enfin une dernière boucle complète. Après s'être redressé, il leva et baissa un bras plusieurs fois, puis l'autre, avant de pencher le corps sur un côté, sur l'autre et de souffler un grand coup.
-«Aller, je dois tenir un tout petit peu, il est affaibli et n'a plus son super saïyen 3. La victoire sera pour moi!»
Il partit de nouveau à toute vitesse et, cette fois-ci, ces coups partirent sans faiblir. Le premier frappa Sangoku à la joue, penchant son corps en arrière. Le deuxième fut contré d'un coup de pied et le dernier fut bloqué de l'avant-bras. Une contre-attaque du guerrier à la mèche sur le front vint heurter le dessous de la mâchoire du prince. Celui-ci, tout en montant en hauteur, envoya un rayon d'énergie qui heurta Sangoku à l'épaule gauche. Redescendant promptement, Végéta fit un croche-pied à son adversaire déjà déséquilibré par l'impact du laser d'énergie, le faisant basculer au sol. Il s'apprêta à le marteler de coups à terre quand un kaméhaméha vint lui exploser au visage. L'utilisateur du rayon se releva dans la foulée et frappa des deux mains ouvertes contre la poitrine de son rival avant de le propulser d'un kiaï. Végéta retomba au sol, les jambes ramassées sur elles-mêmes. Sans s'accorder un instant de récupération, il les déplia pour se rejeter en criant sur son adversaire, le prenant au dépourvu. Un coup de poing s'enfonça dans le ventre du héros de la Terre qui cracha du sang. Il plaqua une main sur le visage de Végéta et, de sa seule poussée le fit s'écraser au sol. Il fit basculer un poing au ras du sol et, frappant Végéta au menton, le projeta dans les airs.
-«Tu auras beau faire, ton corps ne peut pas se battre sans cesse, Végéta! Te surmener ne te donnera pas l'avantage contre moi!» lança Sangoku avant d'infléchir sa posture sous l'effet de la fatigue puis de se remettre en garde, reprenant durement son souffle.
Le prince des saïyens se rétablit au sol, penché en avant, haletant. Survolté par la volonté de détromper son rival, il se releva brusquement, jetant son bras droit sur le côté en déployant sa puissance.
-«Je ne m'arrêterai pas avant que tu ne tombes sur tes genoux et que tes cheveux ne prennent le noir de la défaite, dussé-je couvrir mes mains de ton sang!»
 
L'air tranquille malgré sa fatigue, Sangoku encouragea alors son rival à venir la chercher, cette victoire tant souhaitée, lui promettant de ne jamais la lui céder. C'est alors que Végéta le prit de cours en se jetant sur lui avec un kikoha d'une extrême densité. Il tenta de se défendre derrière une énorme sphère d'énergie, mais la charge du prince était telle que toute l'explosion qui suivit le contact des deux attaques fut dirigée sur Sangoku, l'arrachant de terre. Il cria en partant en arrière avant de retomber au sol une fois l'attaque dissipée, le corps fumant.
-«Peuf! Peuf! Aaaaah...!»
Les poumons de Végéta lui semblaient en feu. Pourquoi son corps lui faisait-il ça? Encore un peu plus... Toujours un peu plus... Jusqu'à la victoire! Il releva les yeux et vit Sangoku en face de lui.
-«Comment...?»
Un crochet du saïyen de la Terre le fit tomber en arrière. Le temps qu'il rouvre les yeux, Sangoku le soulevait déjà par le haut de sa tenue et le projeta en arrière d'un rayon d'énergie.
-«Qu'est-ce qu'il se passe...? Bougerait-il si vite que je ne le vois pas...? Impossible, il est actuellement moins puissant que moi... C'est... C'est ma conscience du temps qui est altérée... Je suis en train de bousiller mon corps à me battre ainsi, je m’assomme moi-même!»
Le coup de poing suivant fut bloquée au niveau du poignet. Végéta releva la tête en souriant.
-«D'accord, tu marques un point, je devrais arrêter de précipiter ma défaite.»
-«Ca veut dire que tu vas te battre avec plus de circonspection?» répondit son adversaire en souriant également.
-«Malheureusement pour toi!» conclut le prince des saïyens avant de balancer un coup de poing qui fit virevolter Sangoku dans les airs.
Et cette fois-ci, Végéta se mit en garde en laissant son corps récupérer.
 
-«Bon, c'est bien beau, mais maintenant, il faut que je trouve un moyen de reprendre l'avantage, il est plus puissant que moi en l'état des choses.» pensa Sangoku, se réjouissant que le combat devienne plus technique.
Les deux rivaux se toisèrent. L'utilisateur du kaméhaméha porta ses mains sur le côté, une goutte de sueur glissant de son front sur sa tempe avant de tomber depuis son menton.
-«Ka... Mé... Ha... Mé...»
-«Je ne te laisserai plus m'avoir avec tes copies énergétique, Carot!»
-«Laisser sur place une transposition énergétiquement active est très couteux en puissance, je ne compte plus utiliser cette tactique.»
-«Très bien, alors gaspille ta force en m'envoyant ton attaque de façon si prévisible.»
-«Haaaa!» cria Sangoku malgré la mise en garde évidente de Végéta.
Celui-ci esquiva l'attaque sans peine.
-«Haaaaaaaaaaaaaaaa!» continua l'attaquant tandis que les muscles de son corps se contractaient par à-coups.
De la zone de lumière où naissait le kaméhaméha en jaillit un second puis un troisième. Végéta écarquilla les yeux et parvint de justesse à passer au dessus du rayon suivant avant de se faire happer par le troisième. Il fut repoussé jusqu'au sol où il s'écrasa en criant. Il se releva avant de voir deux nouveau kaméhaméhas fondre sur lui. Il augmenta son niveau d'énergie et celle-ci couvrit ses mains. Il les plaça en avant et un halo de lumière apparut devant lui. Les kaméhaméhas vinrent s'écraser contre les mains du prince des saïyens, l'un parallèlement à l'autre. Sangoku maintint les deux rayons qui ne semblaient pas atteindre Végéta. Sentant ses forces diminuer, il rompit l'attaque en haletant.
-«Qu'as-tu... fait...? Un bouclier?» demanda-t-il.
-«Pas vraiment.» répondit le prince des saïyens dont les bras tremblaient.
-«J'envoie de l'énergie en avant. Non pas pour repousser le rayon adverse avec un des miens, mais pour l'annuler. Je supprime l'énergie de mon adversaire au prix de la mienne, ce qui fait que je n'y perds pas plus que lui et je ne suis pas du tout touché. Une façon de faire un nul quand on est pris au dépourvu par une attaque énergétique adverse.»
-«Bien pensé...»
-«Mais ce kaméhaméha multiple m'a vraiment surpris, heureusement que j'avais cette défense.»
-«C'est une technique que j'ai élaboré il y a longtemps, mais je ne l'avais jamais utilisé hors entraînement... C'est assez éprouvant.»
-«A mon tour de prendre l'initiative!»
 
Végéta s'envola à la verticale jusqu'à dépasser la hauteur de Sangoku. Il tendit deux doigts en direction de son rival et fit jaillir cinq anneaux d'énergie. Leur cible les reconnu, mais son adversaire s'était rapproché exprès pour que malgré ça, il ne puisse les éviter. Les anneaux enserrèrent les poignets, les chevilles et le cou du sauveur de la Terre tout en l'entraînant dans leur mouvement vers le sol.
-«Je ne me laisserai pas coincer une seconde fois!» pesta Sangoku qui utilisa sa seule pression d'énergie pour faire éclater les anneaux. Mais il était redescendu jusqu'au niveau du sol. C'était tout ce que voulait Végéta.
-«Comment comptes-tu réchapper à cette technique sans super saïyen 3, cette fois? Big bang cannonball!!»
Les balles d'énergie jaillirent vers le guerrier à la mèche sur le front qui n'avait nulle part où reculer, les attaques arrivant en pluie sur lui par le haut. Il plaça deux doigts sur son front et réapparut derrière Végéta.
-«En ne me laissant pas prendre, bien sûr!»
Et il le frappa aux côtes d'un coup de pied circulaire, le renvoyant vers le sol où il se reçut sur ses deux pieds plus l'appui d'une main. Il s'enfonça malgré tout de quelques centimètres. Après un instant de récupération, il se jeta sur son rival qui en fit autant. Les deux super saïyens 2 se rencontrèrent dans un grand choc, repartant aussitôt en arrière pour mieux se relancer l'un contre l'autre. Seuls des arcs de cercle dorés montraient les mouvements de reculs et de charges successifs des rivaux qui tournaient l'un autour de l'autre tout en se percutant périodiquement au centre de la zone de combat improvisée. Végéta s'immobilisa soudain avant la fin d'une charge, recevant Sangoku dans la sienne d'un coup de poing au visage. Celui-ci riposta d'un coup de poing au torse qui fit à peine souffler le prince. Puis, tous deux échangèrent une pluie de coups, leurs auras se mêlant à un tel point qu'il semblait que les éclairs propres à leur transformation contournaient désormais l'ensemble de leurs deux corps. Mais Végéta était en train de prendre sensiblement le dessus sur son adversaire dont la forme super saïyen 2 semblait toujours aussi faible. Il envoya alors un coup de coude dans le dos de Sangoku qui partit s'écraser au sol.
-«Je ne peux pas faire durer ça ainsi plus longtemps... Il est temps de jouer mon va-tout!» lança celui qui avait protégé la Terre depuis son enfance.
 
-«Ka...»
-«Kaméhaméha, hein? C'est ta dernière carte? Eh bien, j'accepte le duel!»
Végéta écarta grand les bras, concentrant ses forces. Dans les mains placées sur le côté de Sangoku, une sphère d'énergie naquit.
-«mé...»
Les éclairs autour de Végéta, qui libérait une tempête d'énergie, se mirent à claquer autour de lui si nombreux qu'il disparaissait parfois derrière un rideau de foudre. Il plaça les mains en avant et les étincelles se mirent alors toutes, pendant leurs brèves apparitions, à former des arcs courbés vers le centre des mains où l'espace lui-même se déforma.
-«ha...»
Le souffle d'énergie autour de Sangoku se développa jusqu'à emporter le sol sous lui en énormes éclats de roc projetés au ras de la terre, plus loin. L'énergie rayonnait dans ses mains.
-«Il ne peut plus se permettre de créer une image rémanente avec de l'énergie à ce stade.» devina Végéta, éliminant ainsi l'une des ruses possible de son adversaire.
-«mé...»
-«Final...»
Les éternels rivaux se regardèrent dans les yeux sans ciller pendant plusieurs secondes. Chacun attendait de voir si l'autre allait relâcher son attaque en premier. Lorsque soudain...
-«...flaaaaaaaaaash!!!» hurla Végéta dont l'énergie gonfla en pic.
Au même moment, Sangoku disparut.
-«Feinte!!!» cria le prince des saïyens dont le rayon n'était pas parti, l'air exalté.
-«Je le savais! Le déplacement instantané!!!»
Il se retourna, l'air semblant se craqueler au passage de ses mains toujours porteuses de la charge extraordinaire du final flash.
-«Flaaaaaash!!!» cria-t-il en ayant fini son demi-tour, relâchant l'attaque sur Sangoku qui était apparu comme prévu dans son dos.
-«Haaaaaaaa!!!» cria l'utilisateur du kaméhaméha.
Avant que les deux rayons ne se percutent dans un déferlement d'énergie voilant à chaque combattant son adversaire, l'air exalté de Végéta s'étira en une expression complétement incrédule, horrifiée. Les pics de cheveux de Sangoku retombaient dans son dos en une masse compacte. Son rayon, proprement monstrueux, écrasa le final flash et le fit exploser en une myriade de projections d'énergie qui vinrent s'échouer en de multiples explosions au sol. Puis, le super kaméhaméha avala le prince des saïyens dont la tenue partit partiellement en lambeaux vite brûlés, et dont les yeux ne regardaient plus rien. Son corps projetait au cœur du rayon une fine ombre qui disparaissait aussitôt déployée. Végéta ne cria pas. Il était abandonné à une défaite complète et fut ainsi emporté.
 
Lorsque la fumée soulevée par le super kaméhaméha se dissipa, Végéta reparut, allongé contre le sol, ses cheveux noirs écrasés dans la poussière. Il avait les yeux ouverts. Il était conscient. Mais il n'essayait même pas de bouger. Il ne pensait à rien. Il avait perdu. Encore. Sangoku atterrit près de lui, ses cheveux également noirs, et lui tendit une main. Pas de réactions de la part de Végéta.
-«Allez, viens, Végéta. C'est fini. Tu t'es bien battu.»
D'entendre la sentence de défaite dans la bouche de son adversaire, Végéta eut un sursaut. Par miracle, il parvint à se remettre debout par lui-même.
-«T... Tu as tout balancé pour cette dernière attaque! Tu n'as plus rien! Même pas un super saïyen! Je peux te battre, Carot! Je peux...»
Du sang lui remonta dans la bouche et coula au sol. Un silence. Encore un sursaut.
-«...te battre!»
Végéta lança un coup de poing que Sangoku bloqua dans une main. Puis un autre coup de poing, lui aussi bloqué. L'homme aux cheveux en pics épars enfonça son genou dans le ventre du prince qui s'écroula au sol. Il y resta, à quatre pattes, le corps tremblant. Puis il abattit ses poings contre le sol.
-«Pourquoi?! Pourquoi encore?!?! Alors que j'ai changé, alors que moi aussi, je ne me bats plus pour la vengeance, alors que je travaille si dur. Pourquoi rien ne change dans notre rapport de force?! Peux-tu répondre à ça, Carot?!»
-«Je peux essayer.» dit calmement Sangoku.
-«Du moins, si tu veux bien te calmer et me laisser parler, mon ami.» rajouta-t-il en tendant de nouveau une main vers Végéta et en souriant.
Le prince le regarda quelques secondes avant d'incliner la tête en soupirant.
-«Alors toi... Tu as vraiment une force bizarre sur moi.»
Puis il redressa la tête avec un semblant de sourire derrière son regard toujours blessé par la défaite et attrapa la main de Sangoku qui le releva.
 
-«Y aurait-il une différence de nature entre nous? Serais-tu prédestiné à être plus fort que moi?» demanda Végéta en s'adossant à un énorme éclat de roc, résidu des bouleversement géologiques dû à leur combat.
Sangoku sourit en regardant son rival en coin.
-«Tu sais, Végéta... Un jour, tu seras définitivement plus puissant que moi.»
-«Qu...!!!» fit Végéta qui n'en croyait pas ses oreilles.
-«Qu'est-ce que tu racontes?! Tu dis ça pour que j'arrête de m’apitoyer sur moi-même, c'est ça?! Tu as gagné, j'arrête avec ça! De toute façon, il était hors de question que je parte avec l'idée de ne jamais pouvoir gagner, quoi que tu dises! Alors ne me prends pas de haut avec de pieux mensonges!»
-«Je suis sérieux, Végéta!» clama Sangoku.
Ne trouvant rien à répondre, le saïyen aux cheveux en pics montants resta bouche bée.
-«Tu as une capacité de progression sans égale, depuis toujours. Durant les trois ans de préparation pour la bataille contre les cyborgs, alors que tu partais d'immensément plus bas que moi, tu m'as dépassé. Et ne crois pas que la maladie m'a freiné dans ma progression, je ne suis vraiment tombé malade qu'au dernier moment. Dans la salle de l'esprit et du temps, tu as appris à déployer une puissance énorme, bien plus que je ne pouvais moi-même le faire, seulement, tu ne savais pas la maîtriser et tes muscles gonflaient au point que l'usage de cette puissance t'étais une tare plus qu'autre chose, te forçant à revenir à une forme bien moins puissante. Ensuite, tu n'as pas idée de l'entraînement dont j'ai bénéficié pendant mes sept ans au paradis. Tu imagines ce que c'est que de pouvoir s'entraîner en permanence sans presque jamais perdre de force? Et bien qu'il n'y avait aucun adversaire à ma taille, certains disposaient de techniques qui me donnaient quand même du challenge. Toi, sur Terre, tu n'avais rien que nous ne connaissions déjà. Et malgré tout cela, à même transformation, il a suffi d'un petit gain de puissance pour que nos forces soient équivalentes. Et cette dernière année, tu as tellement progressé que tu as été capable de m'obliger à utiliser jusqu'à mes dernières ressources pour gagner, alors que je dispose toujours d'une transformation de plus que toi. Je ne pourrai pas éternellement trouver d'autres transformations pour tenir la distance. Immanquablement, un jour, tu me dépasseras.»
-«...» fit Végéta, indécis quant à l'attitude à adopter.
-«Mais pour autant, jamais tu ne me vaincras!» trancha Sangoku en durcissant son regard, surprenant son rival.
-«Tu pourras accumuler toute la puissance que tu veux, tu ne pourras triompher tel que tu es. Il te faut apprendre ce qui ne t'as jamais effleuré l'esprit malgré toutes ces batailles et tous ces entraînements, ce qui m'a permis de rester le plus fort de loin, notamment lors du Cell Game: être le maître de ton énergie et pas juste son conteneur qui la relâche aveuglément, avec rage.»
Il laissa Végéta assimiler ses propos avant de reprendre.
-«Sais-tu comment j'ai pu redevenir super saïyen 3 pour porter le coup final? Depuis que j'avais perdu cette transformation la première fois durant notre combat, et alors que tu continuais à te battre en consommant ton énergie, je me battais en la récupérant.»
-«Quoi?! Mais comment...?»
-«Exactement comme au Cell Game, en étant le maître de ma transformation et de mon énergie.»
-«C... C'était pour ça que ton aura était si contenue, les éclairs si rares. Tu étais au repos de la forme super saïyen 2...! Et si tu avais vraiment déployé toute ta puissance, ton super saïyen 2 aurait largement dépassé le mien...»
-«Oui, mais je n'aurais pas pu gagner avec juste ça. Il me fallait sauvegarder de l'énergie pour un super saïyen 3 qui aurait été bien plus décisif.»
Végéta laissa échapper un petit rire.
-«Ma défaite est totale. Je n'ai même pas su voir que tu te contenais en vue de la victoire et je me battais avec tout ce que j'avais, comme si de rien n'était. Bravo, Carot!»
-«On remettra ça, Végéta.»
-«Ha! Ha! Ha! J'espère que ce ne sera pas dans une quinzaine d'années, comme depuis la dernière fois qu'on s'est battu vraiment jusqu'au bout!»
-«Eh! Hé! Hé...» rit Sangoku, un peu gêné, se demandant combien d'années il pourrait faire patienter Végéta.
-«J'ai vraiment passé un bon moment. Pour cela, je te remercie, Carot.» dit le prince avec beaucoup de sérieux.
-«Fin de la session d'entraînement virtuel.» conclut-il, entraînant la disparition de ce qu'il restait du désert virtuel maltraité.
Alors que Végéta avait déjà disparu dans les couloirs de sa gigantesque maison, Sangoku se retourna vers la salle d'entraînement virtuel, pensif.
 
Les lumières sortant des fenêtres de la maison de Sangoku étaient les seules sources de lumière autres que les étoiles en cette soirée sur ce mont. Le père de la famille résident ici apparut soudainement dans le salon, deux doigts sur le front. Il portait la tenue du début de la journée, sa tenue de combat abîmée dans une main.
-«Tu t'es bien amusé, aujourd'hui?» demanda Chichi sur un ton de reproche.
-«D'une certaine façon, oui!» répondit Sangoku.
-«La pêche à été bonne?» questionna-t-il.
-«On aura largement assez pour nourrir tout le monde ici ce soir, ce qui répond à ta question vu vos appétits.»
-«Ne parle pas trop vite, j'ai une faim de loup!»
Sangoku avisa soudain Sangoten qui ne disait pas un mot et évitait soigneusement son regard.
-«Mais ça attendra, parce qu'il faut à tout prix que je vous montre un truc incroyable! Avant que Végéta ne vienne me voir, quand je me suis retrouvé seul à la rivière, j'ai vu un poisson suuuuuuper bizarre! On aurait dit Shenron!»
Sangoten tourna la tête, intrigué. Il se faisait déjà une idée de la tête du poisson, ayant pu voir Shenron auparavant, lorsqu'il avait effacé Boo de la mémoire des terriens. Et l'image qu'il se faisait du poisson rendait effectivement vraiment bizarre.
-«Et je l'ai filmé!» dit Sangoku en montrant une caméra trois dimensions de la Capsule Corporation.
-«Venez tous dans le jardin, que je vous montre ça!»
Rapidement, Sangoku, Sangohan revenu de cours, Sangoten et Chichi se retrouvèrent dans l'herbe devant la porte de bois de la bâtisse voisine du bâtiment en dôme blanc, Gyumao étant reparti à la montagne de feu une fois la pêche terminée. La caméra trois dimension projeta en hauteur une sorte d'hologramme, une image d'une portion de la rivière dans son lit. Même si le soleil n'était pas dans la prise de vue, la sensation de ses rayons jouant dans la rivière était extrêmement réaliste et donnait une aura d'autant plus merveilleuse à la scène illuminée qu'elle était diffusée sous le ciel nocturne de la région qui avait vu grandir Sangoku. Au centre de la rivière, un gros poisson de presque un mètre d'envergure descendait et remontait le courant. Les écailles de son corps chatoyaient de mille couleurs tandis que celles de son visages étaient uniformément vertes. Il avait des petites cornes marrons qui se divisaient en embranchement, des yeux globuleux surmonté de grosses arcade sourcilières froncées et de fines et très longues moustaches vertes. Toute la famille resta à observer le spectacle, émerveillée, pendant près d'une demi-heure. A un moment donné, la moustache gauche du poisson-Shenron se coinça contre une pierre du fond de la rivière. Le poisson-Shenron se débattit quelques minutes avant de se libérer, ses grosses arcades sourcilières froncées laissant l'impression qu'il s'agaçait de la situation, lui donnant un air irrésistiblement comique. Du plus jeune au plus âgé, tous rirent à la scène. Quand finalement la caméra s'éteignit, tout le monde se releva, le sourire aux lèvres.
-«Papa...» dit Sangoten.
-«Hm?»
Après une petite hésitation, le jeune garçon se jeta contre son père qui l'attrapa dans ses bras.
-«Merci, papa, c'était génial!»
-«Je te l'avais bien dit que tu verrais un poisson extraordinaire, non?»
-«Oui!» fit Sangoten le visage heureux.
-«Ca n'a pas été trop dur à programmer?» rajouta-t-il avec un petit air espiègle.
-«Ah! Je suis attrapé! Je ne saurai jamais vraiment mentir!» fit Sangoku, gêné, provoquant les rires de sa famille.
-«Bulma m'a aidé, c'est aussi elle qui m'a prêté cette caméra récemment inventée.» dit-il finalement pour répondre plus sérieusement.
-«Merci quand même, c'était super!» fit Sangoten en faisant un bisou sur une joue de son père.
Celui-ci se surprit à penser que son fils grandissait plus vite qu'il ne l'imaginait, il croyait vraiment que Sangoten se laisserait abuser par le poisson virtuel. Puis tout le monde se dirigea vers la maison.
-«On mangera du poisson-Shenron, un jour?» demanda Sangoten avec une innocence feinte.
-«Tiens...? Je me demande quel goût aurait de la viande de Shenron...» se dit à voix haute Sangoku.
-«N'y pense même pas, Piccolo et Dendé te tueraient.» dit Sangohan.
Ce dernier referma la porte sur une nouvelle salve de rires de la famille.







Commentaires:

Diablo    le 20/05/2012 à 16:38
Bonjour !
J'ai lu cette fanfiction en entier, et je dois dire que j'ai énormément apprécié !
C'est donc bel et bien le dernier chapitre ?
D'autres projets en cours ?
En tout cas, cette fanfiction m'a tenu en haleine tout le long et bravo pour cette fin en apothéose.
Bonne continuation pour de futurs projets, je suis allé faire un tour sur l'union sacré que je ne connaissais pas.
Merci au site de m'avoir fait découvrir cette communauté.

Noob    le 18/09/2012 à 22:02
Superbe fanfiction que Versus !
Je viens juste d'arriver sur le site garce aux moteurs de recherche. Je pense que je vais me régaler !
Bravo pour cette œuvre et bonne continuation !


Page : [ 1 ]

Laissez un commentaire: